On inaugure la rubrique Copinage avec l'annonce de la sortie et présentation du numéro 2 de la revue Huit à l'atelier de Karine Marco,
maîtresse d'œuvre de la chose, le vendredi 12 octobre à partir de 17h,
en son Astronef Palace, atelier sis au n°8 de la rue de l'Étoile à
Toulouse. Toute l'information ici
30 sept. 2012
26 sept. 2012
À propos de KBACH (2)
Une nouvelle chronique bien sentie sur KBACH de Christophe Macquet. Elle est signée Pierre Selger et lisible sur le site Asie Info.
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| combat de coqs, Angkor |
extrait
"Il a saisi l’âme du Cambodge par sa langue (…) Il l’a exploré par sa base, auprès des gens de rien, quand beaucoup côtoyaient la «haute» occidentalisée. Il a appris la langue de la rue et des troubadours des campagnes reculées. Une langue tranchante, incisive, percutante. Qui va droit au cœur (à moins qu’elle n’en sorte ?). Presque bestiale. Presque divine. Une langue que Christophe Macquet, qui honnit le mot de «poète», retranscrit en quelque sorte dans Kbach. Phrases brèves, jetées sur le papier comme un uppercut. Boxeur sur le ring, il frappe. Pas le droit de tricher. Il en va de la vie. De la mort."
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19 sept. 2012
Ksss ! dœp ! dœp ! et düœk ! (à propos de KBACH)
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| photo Dominique Tardy |
" … ce qui intéresse Macquet, c'est bien la formidable énergie des lutteurs, la furie (dont la dimension tragique et antique affleure par moments) qui émane de leurs coups, propre à doper sa langue, à « lui donner des couilles » et l’ouvrir à la transe (…) Frapper juste en effet, d’une langue uppercut, de ce « baiser-fleur », (« un baiser-libellule, mais sans les ailes ») qui, en quelques mots, monosyllabes et onomatopées, foudroie le lecteur de sa beauté. Un texte d’une splendeur brute, dépouillée de tout lyrisme. "
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Une chronique qui fait du bien en faisant mouche, "parce que le geste juste, si merveilleusement juste, fait plaisir".
C'est à propos de KBACH de Christophe Macquet, c'est sur le site L'Anagnoste et c'est signé Romain Verger (on en profite pour prescrire la visite régulière de son Membrane, blog omniperméable et photosensible).
5 juin 2012
LGO n°5 / revue carrée
Sommaire
Huilo Ruales Hualca | Croupe de zèbre sans rayures [extrait 1] [extrait 2]
Laurent Albarracin | Res rerum [extrait 1] [extrait 2]
Christophe Macquet | Luna Western
Jean-François Magre | Nanodrame 5 | L’os dans le nez
Santiago Vizcaíno | Deux poèmes
G. Mar | Le long du fleuve
Valeria Pasina | Dessins
Parution : 9 juin 2012
120 p / 16 x 16 cm / reliure spirale sous couverture couleur
éditions le grand os / issn 1956-8940 / isbn 978-2-912528-15-5
12 € (+ 1,50 € frais de port)
31 mai 2012
Res rerum / Laurent Albarracin (2)
8.
C’est la ressemblance de la table à la table
Qui la pose comme table
Avec cette assise particulière de table,
Large, puissante et sereine,
Avec son menton déterminé de table,
Sa conformité à sa loi de table,
Cette façon de ne pas déroger à la table,
Son poing de table sur la table au besoin,
L’éclaircissement des choses qu’elle est comme table.
Elle joue cartes sur elle,
Franche du collier et du tablier,
Et cette ressemblance à la table
Est un fait de table,
Une sorte de martèlement
Très doux et très lent
Auquel on peut croire,
Sur lequel il faut tabler même
Pour avancer vers elle,
Vers le pont qu’elle est,
Le pont qu’elle est vers elle
Et le pont qu’elle est en elle,
Le grand écart qu’elle est entre le grand écart et elle,
Qu’elle réduit à rien
Dans une sorte d’évidence
Qui est l’évidence de la table et la table de l’évidence
Et qui fait qu’on peut se fier sans bornes
À ses quatre pieds de table
Et sa bonne vieille tête de table.
Laurent Albarracin
Huitième parmi les "22 arcanes majeurs de la Réisophie qui
est la gnose des choses et la vraie science des objets", ce poème est extrait de Res rerum, de Laurent Albarracin, à paraître en juin 2012 dans le numéro 5 de la revue LGO.
Dessin de Valeria Pasina, extrait lui aussi du numéro à paraître.
26 mai 2012
KBACH / Christophe Macquet
titre : KBACH
auteur : Christophe Macquet
60 pages / 10 x 14,5 cm / dos carré collé
isbn 978-2-912528-14-8 / éditions le grand os / collection Lgo
isbn 978-2-912528-14-8 / éditions le grand os / collection Lgo
avec deux photographies noir & blanc de l'auteur
extrait :
" La réalité est si désespérante, tu sais, vieux pneus, sépia, coquilles, baraques en tôle, acné, trachome, des monceaux d’ordures dans les escaliers.
Petite.
Poids plume.
Deux enfants à nourrir. Tu veux gagner.
C’est une parade, c’est une menace, c’est un salut, c’est une esquive, c’est une imploration. Musique. Percute. Démultipliée-nasillante. Tu provoques la pitié du souverain et son désir précieux.
Tu saignes.
Dans le miroir, l’allonge est suffisante.
Baratteur de mesure. Pilon-mortier. Arrivé au moment de ne pas arrêter de frapper.
Ça gueule autour du ring.
Vous avez tous les deux le goût du K.O. qui déracine les doutes, l’extrême, le foie, le cœur, à découvert, dès que le riz et le sang commencent à frémir, il faut aller au bout, où l’autre avoue enfin, où l’autre tête noire ne ment plus, le traître, au bas-fond de ta propre face. "
KBACH,
c'est le motif et le modèle, c'est la figure et la technique
immémoriablement cambodgiennes. Le mot dérive par infixation du verbe
KACH qui signifie « briser, se briser ». (note de l'auteur)
Revue de presse
"Il s'agit moins d'un recueil que d'un long poème comme écrit d’un trait, d'un coup de poing, concentré à l'échelle d'un combat, le KBACH précisément, cet art martial traditionnel du Cambodge dont l’auteur rappelle que le nom signifie « briser, se briser ». Et la brisure est ici totale : le fracas des corps meurtris se double d'une fracture de la langue, tenue K.O. sur le poème-ring."
Romain Verger, L'Anagnoste, sept. 2012. Lire l'article complet
"Dans un petit ouvrage, petit par la taille mais point par la puissance, Christophe Macquet dépeint avec rudesse et précision le Cambodge des sans-voix et des sans-droits. De ceux qui n’ont que leur corps pour lutter. C’est comme un cri. Un cri venu du plus profond des tripes. La force brute, à fleur de peau. Celle de survivre coûte que coûte."
Pierre Selger, Asie Info, sept. 2012. Lire la suite
"Mon cynisme bon aloi du type à qui on ne la fait pas a eu beau se débattre âpre et ruer rude, il n'a pas tenu trois pages. Moi, gros méchant et insensible, pas poète midinette pour un sou, tout me vient au nez et au reste. Pourquoi ? Je m'en fous. Pour des petits bouts (Petits par le nombre de caractères, leur format), pour du rien du tout. (…) Il y a des petits livres parce qu'il y a de petits bonshommes. Mais je crois que Christophe Macquet est un peu plus que ça."
Lambert Castellani, Sitaudis, sept. 2012. Lire la chronique complète
Revue de presse
"Il s'agit moins d'un recueil que d'un long poème comme écrit d’un trait, d'un coup de poing, concentré à l'échelle d'un combat, le KBACH précisément, cet art martial traditionnel du Cambodge dont l’auteur rappelle que le nom signifie « briser, se briser ». Et la brisure est ici totale : le fracas des corps meurtris se double d'une fracture de la langue, tenue K.O. sur le poème-ring."
Romain Verger, L'Anagnoste, sept. 2012. Lire l'article complet
"Dans un petit ouvrage, petit par la taille mais point par la puissance, Christophe Macquet dépeint avec rudesse et précision le Cambodge des sans-voix et des sans-droits. De ceux qui n’ont que leur corps pour lutter. C’est comme un cri. Un cri venu du plus profond des tripes. La force brute, à fleur de peau. Celle de survivre coûte que coûte."
Pierre Selger, Asie Info, sept. 2012. Lire la suite
"Mon cynisme bon aloi du type à qui on ne la fait pas a eu beau se débattre âpre et ruer rude, il n'a pas tenu trois pages. Moi, gros méchant et insensible, pas poète midinette pour un sou, tout me vient au nez et au reste. Pourquoi ? Je m'en fous. Pour des petits bouts (Petits par le nombre de caractères, leur format), pour du rien du tout. (…) Il y a des petits livres parce qu'il y a de petits bonshommes. Mais je crois que Christophe Macquet est un peu plus que ça."
Lambert Castellani, Sitaudis, sept. 2012. Lire la chronique complète
Christophe Macquet est né en 1968 à Boulogne-sur-Mer. Il vit à Buenos Aires, en Argentine, depuis 2006, après avoir passé dix ans en Asie, essentiellement au Cambodge. En 2011, il publie Luna Western (Buenos Aires : éd. Paradiso) — dont la revue LGO donne de larges extraits dans son numéro 5.
Du même auteur aux éditions Le grand os :
cri & co (2008)
Tchoôl ! (2013)
20 mai 2012
Marché de la poésie 2012 / Paris
Pour la sixième année consécutive, Le grand os vous donne rendez-vous en plein air au Marché de la poésie, place Saint-Sulpice, dans le 6e arrondissement de Paris, du jeudi 14 au dimanche 17 juin 2012.
Nous présenterons, sur le stand 205-207, une sélection de livres d'artistes ainsi que les ouvrages de poésie édités par Le grand os, et tout particulièrement les dernières nouveautés : le livre de Christophe Macquet, KBACH, et le numéro 5 de la revue LGO.
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| stand Le grand os, 2008 |
17 mai 2012
Res rerum / Laurent Albarracin (1)
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| photographie : Chema Madoz |
Il n’y a que le sel dissous qui sale.
Il n’y a que le sel disparu dans l’eau qui soit le sel.
Le sel hors de l’eau n’est plus le sel,
Il est une simple petite montagne de cristaux blancs,
Une carrière de sel mais pas du sel,
Une réserve de sel si l’on veut mais pas du sel.
Une falaise abrupte en pot
Qu’il faut faire tomber par blocs à la mer
Pour que le sel soit le sel.
De même le sel est de la pierre d’eau salée.
Le sel est de la poudre de seaux d’eau salée,
Sinon il n’est pas le sel.
Et pour qu’il soit vraiment le sel il faut qu’il soit
Au moins et rien à moins la cendre de l’eau,
Le résidu encore actif de l’eau brûlée,
La part entièrement feu de l’eau.
De même que le feu est comme le soc de l’air,
La charrue immobile et mouvante de la terre de l’air
Ou bien,
Accroché aux bûches dans l’âtre,
Le linge trempé et séchant
Qui coule des bûches vers le ciel comme une anti-pluie.
Laurent Albarracin
Treizième parmi les "22 arcanes majeurs de la Réisophie qui
est la gnose des choses et la vraie science des objets", ce poème est extrait de Res rerum, de Laurent Albarracin, à paraître en juin 2012 dans le numéro 5 de la revue LGO.
13 mai 2012
KBACH, premier fumet
Premières lignes de KBACH, de Christophe Macquet, pour faire patienter en attendant la parution — en juin, aux éditions Le grand os — de ce petit bijou asiatique, long poème en prose, rythmé, sensuel et brutal comme un combat de boxe thaïe (boxe, paraît-il, qu'on devrait dire "khmère", sa pratique serait originaire du Cambodge…)
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| photo : Christophe Macquet |
" KBACH
C’est un petit royaume légendaire.
C’est un reflet qui lève des mouches.
Têtes noires, nègres asiatiques, mes frères humains.
Gentille torsadée de la terre et de l’eau, cambrée, longs cheveux noirs, longs cils papillonnants, les épaules rondes, les tétins caramel tendus jusqu’à l’extrême, tu fais la pute et ton frère boxe, il est soldat, la même matière, des yeux de faon, un sourire si vrai dans l’instant, il se démerde, il passe de temps en temps à la télé dans les cordes, voies parallèles, plusieurs entrées simultanées au feu, il bodyguarde, il fait des extras deux ou trois fois par semaine pour une dame-patronnesse, plâtrée, boudinée-bagouzée, qui verse dans les œuvres, dans les indulgences de pagode, et qui vitriole épisodiquement ses rivales.
C’est un reflet qui lève des mouches.
Têtes noires, nègres asiatiques, mes frères humains.
Gentille torsadée de la terre et de l’eau, cambrée, longs cheveux noirs, longs cils papillonnants, les épaules rondes, les tétins caramel tendus jusqu’à l’extrême, tu fais la pute et ton frère boxe, il est soldat, la même matière, des yeux de faon, un sourire si vrai dans l’instant, il se démerde, il passe de temps en temps à la télé dans les cordes, voies parallèles, plusieurs entrées simultanées au feu, il bodyguarde, il fait des extras deux ou trois fois par semaine pour une dame-patronnesse, plâtrée, boudinée-bagouzée, qui verse dans les œuvres, dans les indulgences de pagode, et qui vitriole épisodiquement ses rivales.
D’autres courbes et d’autres raideurs.
Paupière oblique.
Émotionnée.
La peau éminemment dans l’ambre de cinq heures du soir.
Ta sœur.
Ta sœur danse les dix-mille aubes successives-uniques-indigènes ravies par Râvana. La guerre.
Un peu d’école.
Un bidonville.
Des chiens-parias.
Somnolant sous les planches disjointes.
Petite.
Mais un fumet sexuel à rassasier un ogre.
Un baiser-fleur.
(…)"
| photo : Christophe Macquet |
19 avr. 2012
León Diaz-Ronda / Galerie Art Sud, Toulouse
Peintures récentes de León Diaz-Ronda
Exposition du 25 avril au 26 mai 2012
Vernissage le vendredi 27 avril à partir de 18h
Exposition du 25 avril au 26 mai 2012
Vernissage le vendredi 27 avril à partir de 18h
en présence de l’artiste
Galerie Art Sud
28 rue des Couteliers - 31000 Toulouse, France
tel : 05 61 52 30 06
Ouvert du mardi au samedi de 15h à 19h
voir des peintures de León Diaz-Ronda
Galerie Art Sud
28 rue des Couteliers - 31000 Toulouse, France
tel : 05 61 52 30 06
Ouvert du mardi au samedi de 15h à 19h
17 avr. 2012
Livres d'artistes à la galerie Acephale / Tours
11 avr. 2012
Arts Libris 2012 / Barcelone
le grand os est à
Arts Libris
salon international du livre d'art et de design
salon international du livre d'art et de design
La Rambla, 7
Barcelona, España
20-23 avril 2012
8 avr. 2012
Vendredi 13 : poésie équatorienne
vendredi 13 avril à partir de 20 h
Le Grand Os reçoit dans son salon
deux poètes équatoriens
Huilo Ruales Hualca
Santiago Vizcaíno Armijos
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| Huilo Ruales Hualca |
| Santiago Vizcaíno Armijos |
rencontre et lectures (bilingues)
suivies d'un verre et d'une collation
entrée libre et gratuite
dans la limite des places disponibles
Le Grand Os / 7 rue Charles Baudelaire / Toulouse (31200)
renseignements et réservations possibles / tél : 05 61 63 64 04
7 avr. 2012
Les Nanodrames de Jean-François Magre
Images et textes s'associent souvent pour envoyer un message précis. Les Nanodrames tiennent de ce procédé, mais n'affichent aucune intention claire. Ils se jouent de l'immatérialité et du matériau, ils se regardent entre les lignes, exposent les détails d'une histoire incomplète. L'image n'est qu'un fragment d'un ensemble dont la cohésion est perdue et les mots y apparaissent comme une poussée urticante, se déguisent en fumerolle, se développent dans les interstices, courent comme une légende qui aurait quitté sa place sous le cadre. Les textes lâchent leurs propres images, la lecture se double, se brouille, les fantômes prennent consistance.
Jean-François Magre
6 avr. 2012
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