28 avr. 2015

Salon du livre d'artiste / St Antonin Noble Val


Diego de los Campos

Le Grand Os au

14e Festival Sous couverture 
Salon d'éditeurs de livres d'artiste 

Saint Antonin Noble Val  
(Tarn-et-garonne)

samedi 2 et dimanche 3 mai 2015 

10h - 18h
Mairie de St Antonin
entrée libre 

10 avr. 2015

A propos de Voyage en Bonhomie



Une note de lecture de Guillaume Contré dans Le Matricule des anges du mois de mars 2015 s'intéresse au Voyage en Bonhomie d'Ana Tot, plaquette parue chez nos confrères de la Collection de l'umbo
«L'objet est à la fois d'un élégant classicisme et fragile dans sa conception (un carnet de douze pages, non agrafé). Pourtant, qui dit brièveté ne dit pas pauvreté de contenu, comme nous le démontre ce Voyage en Bonhomie auquel nous invite la mystérieuse Ana Tot. Les trois poèmes réunis ici (ou le poème en trois parties) ont quelque chose (beaucoup) de la fable, de l'univers enfantin. Un monde de petits personnages à la tête ronde ou carrée, formes élémentaires qui sont également celles des maisons, quand elles n'en sont pas restées au stade premier de "trous dans la montagne". Un monde, pour tout dire, qui semble avoir été dessiné "sur les pages à carreaux de nos cahiers d'écoliers". On pourrait croire, à lire ces vers à la narration fluide et qui flirtent avec ce que le naïf a d'essentiel, que l'auteur nous propose une sorte de mythologie minimale où seuls comptent de rares éléments hâtivement gribouillés, sorte de scène primitive (ou primordiale), véritable commencement des temps ("au commencement le bonhomme n'a pas de maison"), cosmogonie de poche plus que conte de fées. Serait-ce le sphinx, celui qui nous dit que "le bonhomme a une ombre mouvante / aplatie à midi allongée en soirée" ? Il s'agit en tout cas d'être "épris d'existence", dans un "bouche à bouche quasi constant avec la vie". l'homme doit tout faire lui-même, c'est entendu, comme si rien encore n'avait été créé. Il en trouve, par quelque geste fondateur ("dessiner sur le sol avec le trait de son doigt"), les moyens ("et il ne reste plus au bonhomme qu'à fabriquer sa maison"). Il ressemble par moments à une huître qui pourrait se faire couteau, et c'est comme s'il avait trouvé son propre instrument, ce qui pourrait avoir son prix ("comme si son ombre était une coquille dont il serait l'autre moitié / mais cette fois la moitié vide").
Guillaume Contré, in Le Matricule des anges n°161, mars 2015
 
Voyage en Bonhomie, de Ana Tot. Collection de l'umbo, déc. 2014 
 

19 févr. 2015

Cambio y fuera | Christophe Macquet



titre : Cambio y fuera 
auteur : Christophe Macquet 

Livre muet 
Réinjections, 2011-2014 

26 photographies couleurs / 28 pages / 20 x 13,5 cm 
Mother's Grace publishing (Inde) 

Tirage limité à 20 exemplaires numérotés et signés 
parution : janvier 2015 

20 (+ 1,50 € frais de port) 

ACHETER

Le site de Christophe Macquet : Obscures




12 févr. 2015

A oscuras | Christophe Macquet



titre : A oscuras 
auteur : Christophe Macquet 

Livre muet   
Réinjections, oct. 2013 - fév. 2014 
Photographies originales : Argentine, Arménie

26 photographies couleurs / 28 pages / 18 x 12 cm 
éditions Antares (Arménie) / isbn 978-9939-51-704-9

Tirage limité à 50 exemplaires numérotés
parution : décembre 2014  

20 (+ 1,50 € frais de port) 

N'hésitez pas à contacter Le Grand Os si vous désirez acquérir cet ouvrage.  

Le site de Christophe Macquet : Obscures.




7 févr. 2015

Nocturama lu par Jacques Josse


© Gaël Bonnefon

« Le texte de G. Mar, qui alterne passages posés et scènes bien cadencées, vibre en permanence. On y pressent une autobiographie remixée qui s’aère, se frotte parfois aux événements du monde (Tchernobyl, J.O. de Londres, chute du mur de Berlin) tout en restant portée par un phrasé à flux tendu. Les vingt-deux séquences de son diaporama nocturne balaient hameaux perdus, zones industrielles ou mégalopoles. Ses reflets bleu-acier (qui courent des eaux de la Meuse à celles de la rivière Chicago) permettent à tous ceux qui cognent leur verre l’un contre l’autre dans les bistrots isolés des campagnes désertes de se regarder (morts ou vifs) droit dans les yeux, et ce jusqu’à l’aube. » 
Jacques Josse, remue.net, 27 janvier 2015. Lire l'article complet

Le Grand Os, nov. 2014. Collection Poc !

5 févr. 2015

Anoche hubo una tormenta | Christophe Macquet



By what mystic mooring
She is held today –
This is the errand of the eye
Out upon the bay.

Emily Dickinson


  
titre : Anoche hubo una tormenta
auteur : Christophe Macquet 

Livre muet  
Argentine, Bolivie, Brésil, Atlantique Sud, Lituanie, Chili, France, 2005-2011 

26 photographies couleurs / 28 pages / 12 x 16 cm 
éditions Antares (Arménie) / isbn 978-9939-51-705-6

Tirage limité à 50 exemplaires numérotés
parution : décembre 2014  

20 (+ 1,50 € frais de port) 

N'hésitez pas à contacter Le Grand Os si vous désirez acquérir cet ouvrage.

Le site de Christophe Macquet : Obscures.

2 févr. 2015

Réinjections Tandil | Christophe Macquet



 " C'est alors que, jetant les yeux sur le monde qui l'entourait, il s'étonna du changement qui s'y était produit. Le buisson aux branches chargées de roses avait disparu, comme avaient disparu les cyprès qui bordaient la terrasse supérieure, et le grenadier, et la statue blanche dans sa niche de verdure, et la verdure elle-même. À la place de tout cela flottait une sorte de viscosité pourpre, où des algues ondulaient et nageaient on ne sait vers quelle destination, et parmi elles, nageait Pilate lui-même. Il se sentit maintenant emporté, étouffé, brûlé par la rage la plus terrible – la rage de l'impuissance ; – J'étouffe, proféra Pilate, j'étouffe ! " 
Boulgakov, Le Maître et Marguerite 


titre : Réinjections Tandil
auteur : Christophe Macquet 

Livre muet 
Réinjections et photographies originales : Tandil (Argentine), déc. 2006 - janv. 2007 

26 photographies couleurs / 28 pages / 16 x 12 cm 
éditions Antares (Arménie) / isbn 978-9939-51-703-2

Tirage limité à 50 exemplaires numérotés
parution : décembre 2014  

20 (+ 1,50 € frais de port) 


N'hésitez pas à contacter Le Grand Os si vous désirez acquérir cet ouvrage.  

Le site de Christophe Macquet : Obscures.

30 janv. 2015

Nocturama lu par Hugues Robert


 « Un puissant flow poétique onirique, habité de redoutable réel halluciné. » 


© Gaël Bonnefon


Notre précédent billet présentait la note de lecture que Hugues Robert a consacré à Quoi faire de Pablo Katchadjian. Toujours sur son blog Charybde 2, le libraire s'est penché avec un même bonheur sur le deuxième titre de la collection Poc ! : Nocturama de G. MAR. Extrait : 
« Mêlant en un flot liquide qui, sous l’apparence du spontané et de l’aléatoire, développe soigneusement une construction rigoureuse associant redoutables images du monde, rebattues ou cachées, et potentielles idiosyncrasies d’un auteur au sommeil éveillé, ces rêves cauchemardesques et ces délires idylliques substituent aisément une lecture sociale et politique de la culture telle qu’elle va à une présence par trop intime, illuminations (Rimbaud, comme le rappelle Claro, irriguant largement ce texte) autrement plus éclairantes qu’une exploration freudienne ressassée d’un inconscient qui l’est de moins en moins. »
Hugues Robert, in Charybde 2, 22 janvier 2015. Lire l'article complet 

À noter que le livre de G. MAR, au même titre que celui de Katchadjian, figure parmi les "coups de cœur" de la librairie Charybde.

129 rue de Charenton 
75012 Paris 


Nocturama : textes-rêves & hypnagogies, de G. MAR
Le Grand Os, nov. 2014. Collection Poc ! 

27 janv. 2015

Quoi faire | l'avis des libraires (2)


collage (détail) : Valeria Pasina

Quoi faire ? – Lire Quoi faire !

C'est aussi l'avis, semble-t-il, de Hugues Robert, de la librairie Charybde dans le 12e à Paris. Sur son blog de lecteur et libraire (ce n'est pas une redondance, hélas), il offre du livre de Pablo Katchadjian une chronique fort aimable et bien sentie, larges extraits à l'appui, dont le titre à lui seul vaut tous les discours : "Enthousiasmante mathématique onirique du foisonnement romanesque". ¡Chúpate esta mandarina!, comme on dirait en v.o. Plus étonnant encore, celui qui suit (de discours) se hisse sans vergogne à la hauteur de son chapeau. Où l'on se prend à rêver que, de Charybde en…, tous les libraires de France... Mais trêve de victimisme, restons tout à notre joie, en partageant, par exemple, un échantillon de l'article : 
« S’amorçant comme un rêve autorisant les sauts brutaux de réel en irréel et d’irréel en réel au détour de chaque phrase, ces cinquante longs paragraphes orchestrent très vite une véritable sarabande du sens, qui n’entreprend (et réussit !) pas moins que de nous montrer, règle à calcul délirante en main, une mathématique du foisonnement romanesque, entrelaçant non pas à l’infini, mais dans une ronde sauvagement déterministe l’entrelacement de situations et de motifs qui pourraient sembler allègrement incongrus s’ils n’étaient comme autant de variations sur le passage à la limite, la recherche d’une possible asymptote, du récit tel qu’il est, toujours, dynamitable. « Quoi faire » de la narration et des personnages, nullement en quête d’auteur, ni en réalité de réponse et de sens, mais bien plutôt d’épuisement de leurs possibilités heuristiques ? »
Hugues Robert, in Charybde 2, 23 janvier 2015. Lire l'article complet

La librairie Charybde est une enseigne exclusivement dédiée aux livres de fiction, neufs et d'occasion. On nous en dit de tous côtés le plus grand bien (il y a un bar juste à côté pour boire un café en attendant l'heure de l'ouverture, midi en semaine, sauf le lundi et le mardi où c'est fermé – mais que font-ils alors ? ils lisent ?) 
On y trouve depuis quelques jours les deux titres de la collection Poc ! : le sus-nommé Quoi faire et Nocturama de G. MAR, dont Hugues Robert a également parlé sur son blog (nous y reviendrons). 
Voici une librairie, courez-y ! (si vous fréquentez plutôt Le comptoir des mots dans le 20e ou la belge librairie Ptyx, on ne vous en voudra pas – voir un précédent billet – sinon, pas d'excuse !). 

Librairie Charybde, 129 rue de Charenton, 75012 Paris 



Quoi faire, roman de Pablo Katchadjian (éd. Le grand os, mai 2014)  
traduit de l'espagnol (Argentine) par M. Gómez Guthart et A. Diaz Ronda.


Allez, on se le répète une dernière fois, pour le plaisir et pour la route :  
Enthousiasmante mathématique onirique du foisonnement romanesque...

26 janv. 2015

Nocturama lu par Guillaume Contré


Affiches de Gaël Bonnefon, Toulouse, décembre 2014

Dans Le Matricule des anges de ce mois de janvier 2015, on peut lire cette note de lecture de Guillaume Contré à propos de Nocturama de G. MAR
« "Je m’enfonce dans la tourbe jusqu’aux chevilles le crâne de mes quinze ans déniché dans une fosse commune entre les mains". On ne rigole pas à toutes les pages en lisant les "textes-rêves" parfois cauchemardesques qui tissent la curieuse mosaïque du premier livre du mystérieux G. Mar ("né dans les Ardennes au milieu des années 70"). Faisant suite au remarquable Quoi Faire de Pablo Katchadjian, il s’agit du deuxième opuscule de l’intrigante collection "Poc !" du Grand Os.
Une logique onirique rythme donc cette écriture du fragment et de l’inversion ; du souvenir réel soudainement devenu apocryphe ; de la narration entrecoupée d’autres narrations ; de paradoxes ("Notre crime est là devant nous alors que nous ne l’avons pas encore commis") ; de réminiscences cinématographiques (Hiroshima mon Amour ; Orange Mécanique…) ; d’associations d’idées ou d’images inquiétantes ("des sympathisants du général Pinochet déversent depuis les fenêtres des sacs de cocaïne") ; etc.
Le narrateur (le rêveur, l’auteur) passe insensiblement de Rouen à Chicago et croise des jeunes filles "moulées à l’ombre des boutiques", dont les "yeux disparaissent sous leurs soutiens gorges", se trouve (avec qui ?) à un moment donné dans "une ville du Sud de la France (à moins que ce ne soit la Crimée)", a de "larges flopées d’air [qui] sortent de [s]a bouche pour faire éclater la surface redevenue plane de [s]es couvertures" tandis que "par la fenêtre le ciel immense se couche par nappes de lumière" et qu’il aperçoit "un grand navire au loin sur la Meuse chargé de tous nos morts".
Angoissée, parfois ironique, lyrique mais exempte de toute emphase, l’écriture de G. Mar est forte d’une belle capacité à créer des images puissantes et à suivre une intuition généreuse. Les scènes se mêlent, se croisent et se confondent en une singulière cosmogonie. »
Guillaume Contré, in Le Matricule des anges n°159, janvier 2015

Nocturama : textes-rêves & hypnagogies, de G. MAR
Le Grand Os, nov. 2014. Collection Poc !  

2 janv. 2015

Voyage en Bonhomie / Ana Tot

Après L'amer intérieur, Ana Tot retrouve la Collection de l'umbo, enseigne éditoriale on ne peut plus discrète, menée joyeusement par le peintre Jean-Pierre Paraggio et sise depuis quelques années à Toulouse. Avec un frontispice d'Antonio Ramirez, ce Voyage en Bonhomie, poème en trois mouvements, est publié dans la série Passage du sud-ouest, collection de plaquettes à la modestie élégante. 


titre : Voyage en Bonhomie
auteur : Ana Tot 

16 pages / 15 x 21 cm  
éd. Collection de l'umbo / série Passage du sud-ouest 
frontispice d'Antonio Ramirez 

parution : décembre 2014

5 (port compris) 




  

Rappel - dans la même collection

titre : L'amer intérieur (Luca l'irascible)
auteur : Ana Tot
  
16 pages / 15 x 21 cm  
éd. Collection de l'umbo / série Passage du sud-ouest 

parution : décembre 2012 
 
 5 (port compris) 

À lire : une note de lecture de Typhaine Garnier sur Sitaudis
 


On peut commander ces deux plaquettes auprès du Grand os ou sur le site Les Minutes de l'umbo, ou encore en s'adressant directement à Jean-Pierre Paraggio

29 déc. 2014

Cette fille à la peau verte / Christophe Macquet


 
Quelques exemplaires d'un nouveau livre de Christophe Macquet sont arrivés dans la boîte aux lettres du Grand Os, envoyés de l'État du Kérala en Inde, où l'ouvrage a été publié par l'éditeur D C Press. Cette fille à la peau verte est le troisième de la collection des livres muets de l'écrivain-photographe. D'autres suivent déjà (nous en reparlerons bientôt) édités quant à eux en Arménie où l'auteur a séjourné l'an dernier. Muets parce que se passant allègrement de toute écriture ou presque (la langue zarbi de la couverture est du malayalam), ces livres de photographies sont des raretés, d'abord par leur faible tirage (50 exemplaires maximum), ensuite par leur étrange genèse depuis les quatre coins du monde, enfin par leur contenu d'une beauté à la fois énigmatique, ésotérique et pirate. 


Cette fille à la peau verte est constitué de 26 images que Macquet lui-même nomme des réinjections, c'est-à-dire des photographies de ses propres photographies affichées sur l'écran d'un ordinateur. Quant à la nature des prises de vue originales, réalisées en mars-avril 2014 à la Pointe de la Crèche-Wimereux-Ambleteuse (ce qui prouverait que l'auteur s'aventure encore parfois dans notre douce – aigre-douce ? – France) l'auteur parle à leur sujet de maréidolies, un bien joli mot-valise créé à partir de marée (basse) et de paréidolie (d'après Wikipedia : "sorte d'illusion d'optique qui consiste à associer un stimulus visuel informe et ambigu à un élément clair et identifiable, souvent une forme humaine ou animale"). Pas tout un programme, non pas le genre de la maison — mais tout une poétique, ¡sí señor! 





titre : Cette fille à la peau verte
auteur : Christophe Macquet 
   
26 photographies couleurs / 28 pages / 23 x 16 cm / éditions D C Press (Inde)
Tirage limité à 50 exemplaires numérotés et signés 
parution : novembre 2014  

20 (+ 1,50 € frais de port) 


ACHETER

À lire : un récent article d'Éric Dussert à propos des derniers livres de photographies de Christophe Macquet (voir le billet précédent ou cliquez ici

19 déc. 2014

Macquet photographe (4) par Éric Dussert


photo : C. Macquet - Banlieue d'Erevan, 14 janv 2014

À l'occasion de la parution de L'Oiseau, récit physique, ainsi que de plusieurs livres muets de Christophe Macquet (nous y reviendrons en détail ici très bientôt), Éric Dussert dresse un portrait haut-en-couleurs du photographe-écrivain-globe-trotter sur son Alamblog. Mise en bouche :
« C'est un franc-tireur au pied léger, un indépendant armé d'imagination jusqu'aux dents qui bousille les têtes de gondole sans l'avoir toutefois bien remarqué. Un débouleur. Un ruineur de commerce diront les gens du métier, un punk apatride, un électron libre.
Il convient donc de prêter attention à cette œuvre étrange et attirante, rendue plus précieuse encore par les mystères de sa conception et de ses pérégrinations. La façon dont elle arrive jusqu'à nous est, pour commencer, le premier de ses enjeux, partant de ses charmes.
Enfin de l'air frais. »
Éric Dussert, in L'Alamblog, 19 déc. 2014. Lire l'article complet

L'Oiseau, récit physique, de Christophe Macquet. 82 photographies couleur. 88 p. Le Grand Os, nov. 2014. 
 

11 déc. 2014

Nocturama lu par Claro


peinture : León Diaz Ronda
 
Sous le titre "Eclipses à mains nues – G. Mar hypnagogique", Claro signe sur son Clavier Cannibale un papier fort pertinent et réjouissant à propos de Nocturama, le deuxième volume de la collection Poc ! 
Cerise sur le gâteau, son propos est illustré d'une peinture de León Diaz Ronda, dont on pourra reluquer quelques reproductions ici-même ou là-même, entre autres.

Extrait de la note de lecture : 
« G. Mar profite du brouillage des frontières entre rêve et réalité pour distiller des scènes qui, si elles semblent basculer dans le camp de l'onirisme, n'en restent pas moins pétries de réalité ordinaire, une réalité hantée par la guerre, la fuite, les villes en ruines, les rencontres impossibles, les paysages de l'enfance… Errant, menacé, à la fois acteur et témoin, son narrateur qui résiste au récit pour mieux percer la croûte des apparences, demeure un voyant aveuglé. Les lieux, mystérieusement, sont interchangeables, Berlin peut devenir Jérusalem à la faveur d'un mur, Chicago laisser la place à Rouen… Seule compte la fulgurance de sensations qui permettent à l'écriture de traverser transversalement divers états et expériences, des sensations qui se chassent et s'enchâssent tandis que passé, présent et futur s'ordonnent et se réordonnent selon d'autres logiques que celle de l'histoire. »
Claro, in Le Clavier Cannibale, 10 déc. 2014. Lire l'article complet

Nocturama : textes-rêves & hypnagogies, de G. MAR
Le Grand Os, nov. 2014. Collection Poc !

10 déc. 2014

Nocturama lu par Philippe Annocque


© Gaël Bonnefon

C'est au tour de Philippe Annocque, sur son blog Hublots, de consacrer une jolie note de lecture, avec extraits choisis, de Nocturama de G. MAR. Premières lignes :
« On pourrait être tenté de croire que pour dire le monde il suffirait de le regarder, les yeux ouverts, écarquillés même pour plus de clairvoyance, en pleine lumière. L’esprit lucide. Mais on sait bien qu’on ne voit que la surface du monde. L’évidence cacherait l’essentiel s’il y en avait un – on n’en sait rien. Alors autant fermer les yeux. On le voit quand même, le monde, on s’y voit aussi, même. Et ce qu’on y voit, c’est autre chose. Ou bien la même chose, mais autrement. En perpétuelle découverte… »
Philippe Annocque, in Hublots, 9 déc. 2014. Lire la suite
  
Nocturama : textes-rêves & hypnagogies, de G. MAR
Le Grand Os, nov. 2014. Collection Poc !