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3 févr. 2021

nique / Ana Tot

 

 

titre : nique : chansons, etc. 

auteur : Ana TOT 
   


éditeur : Louise Bottu éditeur

198 pages / 12 x 19,5 cm

isbn : 979-10-92723-47-2

parution :  février 2021

15 € 

   
 
Cette poésie « pauvre » est mécanique, prosaïque, enfantine et infantile, érotique, ou plutôt sexuelle, grammaticalement sexuelle même – comme l’évoque le titre d’une section, « Copules », terme de linguistique renvoyant bien évidemment à des liens plus charnels – brute, alogique, simple, humaine et animale... et par ailleurs, ou par conséquent, immédiatement critique (sans passer par l’énonciation). Les ressorts y sont mis à nu, ils affleurent grâce aux jeux poétiques de désenfumage et de démystification de la poésie elle-même. 
Recueil de poèmes-partitions, micro-drames, comptines, saynètes, numéros (comme au cabaret ou au cirque), chansons, etc., nique peut aussi se lire comme le troisième volet d'un triptyque « organo-mécanique », après Traités et vanités (Le Grand Os, 2009) et méca (Le Cadran Ligné, 2016). 
 

21 juin 2019

Gare Maritime 2019




La livraison annuelle de Gare Maritime : anthologie écrite et sonore de poésie contemporaine est disponible depuis début juin.

La revue revient sur la programmation de la Maison de la poésie de Nantes durant l'année écoulée et notamment sur le festival MidiMinuitPoésie #18, qui avait fait la part belle aux éditions Le Grand os et à deux auteurs maison, Ana Tot (à la guitare : Stéphane Barascud) et Antonio Ansón, qu'on retrouvera dans les pages et sur le CD de ce bien bel objet. 

Elle est en vente sur le site de la Maison de la poésie au prix de 17 euros (+ 3,70 de frais de port). 

Pour découvrir le sommaire complet, voir la liste des libraires où elle est distribuée ou commander directement son exemplaire, c'est ici :  
http://maisondelapoesie-nantes.com/anthologie-gare-maritime-2019-commandez-votre-exemplaire/ 

18 sept. 2018

mottes mottes mottes / Ana Tot




titre : Mottes mottes mottes   
texte : Ana Tot

parution : 15 septembre 2018

122 pages / papier olin 150 g / 16 x 11 cm / reliure spirale / collection Lgo
isbn 978-2-912528-24-7 


114 micro-poèmes.
2e édition largement revue et augmentée

12 € (+ 1,50 € frais de port) 

   

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Revue de presse   


Ana Tot joue avec la fameuse hésitation son/sens de Paul Valéry et par conséquence avec le sérieux de la poésie et s’en moque comme une enfant détournant le sens des mots, ou travaille à la limite du non-sens en cela que les sons font que le sens du poème tourne en rond et se mord la queue ou se court après, et d’autres fois encore, on voit au cœur du poème la poète se retourner pour révéler qu’il n’y a rien à révéler (ironie orphique ?) 
Jean-Pascal Dubost, in Poezibao, 08/11/2018 - Lire tout l'article

On ne peut pas choisir pour pseudonyme un double palindrome (Ana + Tot—Thot, dieu des scribes et de la parole) sans avoir un goût prononcé pour toutes les manipulations possibles de la langue, et c’est le cas : l’auteur, à sa manière, s’apparente aux Grands Rhétoriqueurs pour l’invention, la virtuosité et l’humour. Il joue avec la syntaxe, la morphologie, la prononciation, avec les figures de rhétorique, le sens des mots, la versification sans qu’il soit aisé de proposer des classements. 
Tristan Hordé, in Sitaudis, 23/01/2019 - Lire tout l'article

D’un point d’équilibre à aujourd’hui, Mottes Mottes Mottes s’effeuille à travers 144 micro-poèmes apho-humo-ristiques qui cultivent le jeu de mots, la figure de style (ana-coluthe, -logies & -strophes), le paradoxe, (se) [dé]jouent de la poésie classique, de l’haïku, du kōan (« caillou/irrégulier/série/de ronds/parfaits » (ricochets)), du calligramme, parcourent les genres et les registres (« tu kiffes ou pas », « mothafuckas ») sans prétention, mais avec talent, allant, élan (et alezans). 
Éric Darsan sur son blog, 10/06/2019 - Lire tout l'article
 

1 nov. 2017

La Leyenda de Amancay | Christophe Macquet






titre : La Leyenda de Amancay : récit bicardiaque
auteur : Christophe Macquet 

68 photographies couleurs / 40 pages / 14 x 20 cm 
Éditions Me Myself (Genève)

Tirage limité à 60 exemplaires
parution : octobre 2017

14 (+ 1,50 € frais de port) 
 
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Le site de Christophe Macquet : Obscures.

21 sept. 2017

Génial et génital / Soth Polin



 
titre : Génial et génital
auteur : Soth Polin

recueil de nouvelles traduit du khmer et présenté
par Christophe Macquet 

112 pages / 13 x 18 cm / dos carré collé
couverture à rabats (fresque anonyme cambodgienne - conception graphique : t2bis
isbn : 978-2-912528-23-0 / éditions le grand os / collection Poc ! 

titre original : 'Aoy Bââng Thveu 'Ey... Bââng Thveu Daè (Phnom Penh : éd. Nokor Thom, 1969)

parution : 21 septembre 2017 

12 € (+ 1,50 € de frais de port) 

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« Sous peu, Génial et Génital sera un feu d’artifice… En 1969, il ne se vendait pas… 2.000 exemplaires qui s’entassaient à qui mieux-mieux dans les vitrines des libraires… Mais, maintenant, c’est "UNE ROUE QUI ROULE SUR ELLE-MÊME" (Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra)… »
Soth Polin


Présentation

Trente-sept ans après la parution de L'Anarchiste (éd. La Table ronde), un nouveau livre, inédit en français, du Cambodgien Soth Polin !

«La gueule fendue jusqu’aux oreilles ! GÉNIAL ! Un bon coup de burin dans la tête ! GÉNIAL ! Croître, vieillir et mourir ! GÉNIAL ! Tout ça parce que ma femme est une pondeuse de concours ! Sniff ! Sniff ! Quel parfum atroce et divin ! Atrocement GÉNIAL ! Divinement GÉNITAL !» 

À chaque nouvelle humiliation, à chaque nouveau coup porté à leur dignité, les personnages des quatre nouvelles de ce recueil en redemandent. Communiquer, disent-ils, Ordonne-moi d’exister, La mutation des êtres, C’est comme tu veux, Na, le ton est donné : les narrateurs, doubles de l’auteur, sont des faibles, moins soumis à la tyrannie de leur « petite-sœur » qu’à la spirale de leur désir masochiste. Un enfer (bouddhique) des passions où la jubilation et le rire, un rire sauvage, omniprésent, un rire nietzschéen, sauvent l’auteur et son œuvre du cynisme et de la noirceur. 

Pour beaucoup, le Cambodgien Soth Polin est l’écrivain d’un seul livre, L’Anarchiste, livre culte écrit en 1979, quelques mois après la chute du régime de Pol Pot. Il existe pourtant d’autres pépites, inédites en français, comme ce Génial et génital, publié dix ans plus tôt, où, avec une hargne et une lucidité extrêmes, l’auteur ruminait déjà ce désespoir proprement «polinien», désespoir à la fois personnel (je suis un minable), historique (la décadence, depuis Angkor) et métaphysique (il est humiliant d’être humain).


 

L'auteur

Soth Polin en 1980
Soth Polin est né en 1943 au Cambodge. Son premier roman, Une vie absurde (Tchiivit ‘Et Ney, 1965), fortement influencé par Nietzsche, Freud et Sartre, mais aussi par la philosophie bouddhiste, sera un énorme succès. Suivront de nombreux romans et recueils de nouvelles, dont les grinçants et crépusculaires Tu es l’amour de ma vie (‘Oôn Tchie Mtchah Snaè, 1966), Un homme s’ennuie (Bo’râh ‘Apsok, 1967) et La mort dans l’âme (Morena’ Knong Duong Tchèt, 1973). Proche des milieux nationalistes, anti-Sihanouk et anticommuniste, il fonde à la fin des années 60 le quotidien Nokor Thom. Il soutient la politique de Lon Nol avant de prendre ses distances et de se réfugier en France en 1974. Il travaille à Paris comme chauffeur de taxi et publie L’Anarchiste (La Table ronde, 1980, réédité en poche en 2011), son seul roman écrit en français. Il quitte la France, presque dans la foulée, et part s’établir sur la côte ouest des États-Unis, où il vit toujours aujourd’hui. 


Un court extrait de l'ouvrage à lire sur La Part du mythe, le blog de l'écrivain G. Mar en cliquant sur ce lien.

Vidéo : "Ordonne-moi d'exister", une nouvelle du recueil lue par la comédienne Nathalie Vinot (Cave Poésie Toulouse, 16/09/2017, 21').


Revue de presse
 

« Il était temps que nous parviennent ces nouvelles écrites à la fin des années 60 ; nouvelles qui ne seraient que la pointe d'un fascinant iceberg. Mais Soth Polin, dans la nature même de son œuvre, semble de ces auteurs forcément en marge de l'idée même de carrière littéraire, de ceux dont les brillants manuscrits ont trop tendance à s'égarer. Quoi qu'il en soit, cette petie centaine de pages est plus que bonne à prendre. » 
Guillaume Contré, in Le Matricule des anges n° 188, nov.-déc. 2017. 



« Christophe Macquet nous donne accès en langue française à ces quatre courtes nouvelles écrites en 1969 et que sa modestie dût en souffrir, la qualité de sa traduction nous procure le plaisir de retrouver tout ce que l'on apprécie chez Soth Polin : sa misanthropie, sa misogynie, ses obsessions sexuelles, son sens de la dérision, de l'autodérision et son humour, car l'on sourit souvent et rit parfois des mésaventures des personnages et de leur psychologie à la limite du grotesque. » 
Olivier Jeandel, in Gavroche n°277, nov. 2017. Lire tout l'article

«
[Le traducteur] nous offre la possibilité de sentir (...) ce que c’est que parler fruit-fleur, ce que c’est aussi que sentir, sous la langue parlée, tout le pulsionnel libidinal où s’enchevêtre le yin-yang érotico-thanatologique comme pour nous introduire à l’indistinction originelle du plaisir et de la souffrance. Ainsi soit-il des plaisirs liés aux usages de l’ironie qui traverse comme un câble électrique l’ensemble des nouvelles de Soth Polin réunies sous le titre évocateur de Génial et Génital – l’extase, l’émerveillement, ce qui nous pousse à crier au génie nous venant sans nul doute des couilles, qu’on en ait ou pas puisque sperme et cyprine, si nous avons bien compris, sont désignés en khmer par un seul et même mot : eau du désir. »
G. Mar, in La part du mythe, 14 nov. 2017. Lire tout l'article  
Sur le même blog, un autre texte inspiré de G. Mar, consacré à la nouvelle "Communiquer, disent-ils", daté du 17 nov 2017 : à lire ici ! 

« ...quatre nouvelles écrites pied au plancher, à l’américaine, art de la vitesse et des dialogues directs, volonté de rétablir une unité perdue, corps et esprit éclatés, vérité des pulsions, de la dépense bataillienne, comédie sociale, impossibilité d’être ensemble en dehors des conventions de la communication, ne pas toujours bien écrire, provoquer, délirer, branler la langue... » 
Fabien Ribery, in L'Intervalle, 17 oct. 2017. Lire tout l'article  

« Le génie de Soth Polin réside en grande partie dans cette façon qu’il a de jouer du contraste mais sans y aller du classique "choc des contraires" ou de la production gratuite de "l’absurde". Esclaves d’une lubie ou d’un amour, ses protagonistes se livrent certes entièrement à leur assuétude. Mais si celle-ci les gouverne, et si leur lecture nous rappelle les nôtres, elle parait leur donner aussi un accès plus complet au monde dans lequel ils vivent. Comme si, in fine, l’humiliation érigée en mode de vie était précisément le mode de vie le mieux adapté au monde qui nous entoure. » 
Librairie Ptyx, 25 septembre 2017. Lire tout l'article 

4 août 2016

méca / Ana Tot




titre : méca : camées
auteur : Ana TOT 

éditeur : Le Cadran ligné

72 pages / 13 x 20 cm / dos carré cousu 
isbn : 978-2-9543696-5-5 

parution :  juin 2016

13 € 


Extraits : 


Revue de presse :

« Nous voici minautorisés, le monstrueux de la langue, son polymorphisme originel (polysémisme pervers) placé au centre de notre édifice de pensées aux murs maçonnés de mots clairs pointe ses cornes à chaque phrase. Le refoulé de la langue transparaît, travaillant celle-ci du dedans, bras énormes et mufle de taureau placé dans une boîte de Schrödinger nous meuglant je suis là et je ne suis pas là. N’en déplaise à Parménide et son disciple Zénon : l’être n’est pas seulement ce qu’il est. Ana Tot est un monstre. Nous sommes bons pour la manducation. » 
G.MAR, La Part du mythe, 30 novembre 2016. Lire tout l'article 

« Il y a une logique dans tout ça. Et la logique, dans ce petit livre, importe. Quand bien même elle tient parfois du syllogisme. Une logique inquiète, qui inquiète celui qui s’inquiète et tente alors de tirer ça au clair. Beckett n’est pas loin, il rode. Comme un fantôme amical plutôt que comme une présence écrasante. »  
Guillaume Contré, Le Matricule des anges n°177, octobre 2016. Lire tout l'article

 « A Machin, Machine, Ana Tot parle, non sans humour et facétie, de moult machins-trucs existentiels, en le faisant en marche avant dans un 'en avant, marche!', faisant parfois machine arrière, en parle et reparle en sens giratoire et en girouette, en sens versé inspiré, traversé, inversé, renversé, expiré, sensé, et insensé censé sensé. » 
Isabelle Dalbe, Où va écrire ?, 1er oct. 2016. Lire tout l'article 

« Le lecteur est plus immédiatement sensible au fait d’être emporté dans un labyrinthe de mots et d’être contraint de relire pour saisir le fonctionnement d’une rhétorique souvent subtile. Emporté aussi dans la jubilation d’une écriture qui joue sans cesse avec la syntaxe ou, parfois, avec des consonances en série (...) Et séduit par un lyrisme discret, quand la narratrice, à plusieurs endroits, se dédouble (...) On relit plusieurs fois ce petit livre foisonnant de vie. »
Tristan Hordé, Sitaudis, 21 sept. 2016. Lire tout l'article 

« Esquivant tout systématisme malgré sa hargne systémique, s’appuyant sur l’humour pour faire affleurer l’éventuel tragique, la machine méca, par sa scansion performative, se mue lentement mais sûrement en traité de savoir-survivre : dans la langue, à sa périphérie, avec les armes du corps articulant. A cet égard, les derniers textes du livre – disons les trois ou quatre derniers – montrent si besoin est que toute linguistique incarnée est une machine de guerre. » 
Claro, Le Clavier cannibale, 3 sept. 2016. Lire tout l'article 

« La lecture du poème est semblable à une coulée de lave, à la pointe de laquelle bout la pensée comme un événement ; la parole travaille, se fait travailler dans le poème jusqu’à ce que des énoncés doués de signification — et même proprement philosophiques parfois — émergent — à la surface — comme un hoquet du sens. À mi-chemin du textualisme et du spéculatif, comme si Hegel était une possibilité, un événement de Pennequin. » 
Pierre Vinclair, Poezibao, 8 août 2016. Lire tout l'article 

« En partant d'expressions courantes telles que "tomber sur", "être attaché à", "pour en finir avec", "être dupe", de situations cocasses ou de la découpe d'un saucisson, l'auteur nous entraîne dans la mécanique d'une langue qui prolifère et s'affole, où la pensée se construit et se déconstruit tour à tour. Répétitions, paradoxes, combinaisons, variations obsédantes participent d'une expérience de lecture vertigineuse. » 
Romain Verger