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10 sept. 2015

Quoi faire | une lecture d'Éric Darsan


collage (détail) : Valeria Pasina

Alors que vient de paraître en français un deuxième ouvrage de Pablo Katchadjian, le sublime Merci, impeccablement traduit par Guillaume Contré et publié par les remarquables éditions Vies Parallèles, retour sur Quoi faire (Le Grand Os, 2014) que le blogueur Éric Darsan a lu avec un enthousiasme que l'on espère transmissible. Extrait de sa note de lecture : 
« Chacun a peur de soi. Que pourrions-nous faire ? Nous n'en savons rien, voilà le problème. De quoi serions-nous capables ? » La question demeure posée et avec elle, ô lecteurs avisés, celles de la liberté, de la libre pensée, du libre arbitre, autrement dit de la conscience, de la connaissance et du choix, que vous ne manquerez pas de faire vôtres avec ce livre-là. Vif et intelligent, hilarant et touchant, philosophique et poétique - en un mot : incontournable - Quoi faire est aussi un formidable livre politique et libertaire qui sonde la tentation du sabotage et du terrorisme, évoquant l'expérience du Che et rappelant les propos du Weather Underground. Un récit impressionnant qui, sous ses dehors légers, marque durablement.  
Éric Darsan. 4 septembre 2015. Lire la note complète 

 
Quoi faire, roman de Pablo Katchadjian (éd. Le grand os, mai 2014)  
traduit de l'espagnol (Argentine) par M. Gómez Guthart et A. Diaz Ronda.



25 mai 2015

Chansons etc / livre-objet

cliquer sur les images pour les agrandir   









Chansons etc
  

un livre d'artiste de Valeria Pasina

(peintures, collages, coutures, objets…) 

sur des courts poèmes d'Ana Tot



création : juin 2014

trente-deuxième ouvrage de la collection Ronda Pasina
format : 12 x 17 cm - 20 pages - en accordéon

exemplaire unique

27 janv. 2015

Quoi faire | l'avis des libraires (2)


collage (détail) : Valeria Pasina

Quoi faire ? – Lire Quoi faire !

C'est aussi l'avis, semble-t-il, de Hugues Robert, de la librairie Charybde dans le 12e à Paris. Sur son blog de lecteur et libraire (ce n'est pas une redondance, hélas), il offre du livre de Pablo Katchadjian une chronique fort aimable et bien sentie, larges extraits à l'appui, dont le titre à lui seul vaut tous les discours : "Enthousiasmante mathématique onirique du foisonnement romanesque". ¡Chúpate esta mandarina!, comme on dirait en v.o. Plus étonnant encore, celui qui suit (de discours) se hisse sans vergogne à la hauteur de son chapeau. Où l'on se prend à rêver que, de Charybde en…, tous les libraires de France... Mais trêve de victimisme, restons tout à notre joie, en partageant, par exemple, un échantillon de l'article : 
« S’amorçant comme un rêve autorisant les sauts brutaux de réel en irréel et d’irréel en réel au détour de chaque phrase, ces cinquante longs paragraphes orchestrent très vite une véritable sarabande du sens, qui n’entreprend (et réussit !) pas moins que de nous montrer, règle à calcul délirante en main, une mathématique du foisonnement romanesque, entrelaçant non pas à l’infini, mais dans une ronde sauvagement déterministe l’entrelacement de situations et de motifs qui pourraient sembler allègrement incongrus s’ils n’étaient comme autant de variations sur le passage à la limite, la recherche d’une possible asymptote, du récit tel qu’il est, toujours, dynamitable. « Quoi faire » de la narration et des personnages, nullement en quête d’auteur, ni en réalité de réponse et de sens, mais bien plutôt d’épuisement de leurs possibilités heuristiques ? »
Hugues Robert, in Charybde 2, 23 janvier 2015. Lire l'article complet

La librairie Charybde est une enseigne exclusivement dédiée aux livres de fiction, neufs et d'occasion. On nous en dit de tous côtés le plus grand bien (il y a un bar juste à côté pour boire un café en attendant l'heure de l'ouverture, midi en semaine, sauf le lundi et le mardi où c'est fermé – mais que font-ils alors ? ils lisent ?) 
On y trouve depuis quelques jours les deux titres de la collection Poc ! : le sus-nommé Quoi faire et Nocturama de G. MAR, dont Hugues Robert a également parlé sur son blog (nous y reviendrons). 
Voici une librairie, courez-y ! (si vous fréquentez plutôt Le comptoir des mots dans le 20e ou la belge librairie Ptyx, on ne vous en voudra pas – voir un précédent billet – sinon, pas d'excuse !). 

Librairie Charybde, 129 rue de Charenton, 75012 Paris 



Quoi faire, roman de Pablo Katchadjian (éd. Le grand os, mai 2014)  
traduit de l'espagnol (Argentine) par M. Gómez Guthart et A. Diaz Ronda.


Allez, on se le répète une dernière fois, pour le plaisir et pour la route :  
Enthousiasmante mathématique onirique du foisonnement romanesque...

23 juin 2014

Quoi faire dans Le Matricule des anges


collage (détail) : Valeria Pasina

Éric Dussert, dans le numéro de juin du Matricule des anges, honore d'une note de lecture le livre de Pablo Katchadjian, Quoi faire (le Grand os, 2014). Nous la reproduisons ici :
Précédé d'une réputation très louangeuse, l'Argentin Pablo Katchadjian paraît pour la première fois en France avec Quoi faire, un livre qui n'est pas un roman, ni un texte programmatique. Il ne doit donc rien aux révolutionnaires Que faire ? de Tchernychevski (1863) ou de Lénine (1902). Ce Quoi faire est plus démonstratif et désigne le choix qui doit être fait, ou devrait l'être. Considéré par la critique argentine comme un "grand roman contemporain de l'expansion, du foisonnement, de la mutation du sens" (Damián Tabarovsky), ce livre est d'une assez grande singularité. Il faudrait mêler Inception au Jour sans fin pour le définir dans ses grandes lignes, à condition toutefois que le mélange soit effectué par Macedonio Fernández lui-même. "Je suis furieux, indigné, car Alberto n'arrête pas de parler de Borges face à nos élèves de l'université anglaise, tous en extase à la seule évocation de miroirs, de labyrinthes et de doubles. Ce n'est pas qu'Alberto s'intéresse à ces sujets, il sait simplement qu'il n'y a rien de tel pour captiver les étudiants anglais."
Construit comme la succession de rêves changeants et pourtant répétitifs, Quoi faire met en scène deux personnages, "Alberto et moi", confrontés à certaines situations qui leur imposent de choisir une action à mener. Chiffons et mousseline, étudiants de deux mètres cinquante, vieilles femmes, locaux divers et vestes à capuche, voire Marx, Rubén Darío et Léon Bloy, rien ne permet de deviner la combinatoire mise en œuvre. "Tout se poursuit ainsi jusqu'à ce qu'un élève pose cette question : Qui de vous deux va m'aider ? L'élève, qui mesure cinquante centimètres, ressemble à un nourrisson. Alberto s'approche de lui et le prend dans ses bras. À ce moment-là, trois événements coïncident : Alberto est une vieillle, je constate qu'il est momifié et l'élève-nourrisson a une tête de vache clairement médiévale."
On sait dès lors quoi faire : accepter de se laisser emporter pour "calmer sa nervosité".
Éric Dussert. Le Matricule des anges n°154, juin 2014 

29 mai 2014

Marché de la Poésie 2014 / Paris



Qu'ils crèvent, les artistes.  
Tadeusz Kantor


Face à la croissance démesurée du nombre de lecteurs de poésie et l'explosion consécutive des ventes de livres du genre sus-dit, les organisateurs du Marché de la poésie ont raisonnablement décidé d'allonger d'une journée la durée de cette 32e édition qui aura donc lieu du mercredi 11 au dimanche 15 juin 2014 place Saint-Sulpice à Paris. L'occasion d'épuiser les petits éditeurs pendant cinq jours (soit cinquante-deux heures de présence effective sur les stands). On achève bien les chevaux... A l'issue de ce marathon, aura-t-on encore l'énergie et l'envie de publier des livres ? De poésie, pas sûr... 

Frais et dispos pour l'instant et jusqu'à nouvel ordre, nous invitons les âmes charitables à venir soutenir in vivo la performance, ou simplement à découvrir, et pourquoi pas acquérir, les livres édités par nos soins, notamment les tout derniers : 

Le Citron métabolique de Laurent Albarracin (auteur qu'on pourra rencontrer le samedi 14 juin de 15h à 16h sur notre stand matricule 205) 


Quoi faire, roman de l'Argentin Pablo Katchadjian (on notera la présence de l'un de ses traducteurs tout au long du marché)


Antoine Brea, quant à lui, derrière ou devant des piles d'exemplaires de Simon le Mage (Le grand os, 2009) et de Roman dormant (Le Quartanier, 2014) dont Le grand os avait en son temps publié un chapitre dans le n° 3 de la revue LGO, vous attend de pied ferme samedi 14 de 17h à 18h


 
On pourra également admirer un choix de livres d'artistes ou d'exemplaires uniques de Valeria Pasina (également présente sur le Marché), Leon Diaz Ronda, Diego de los Campos, entre autres. 



Enfin, cette année, Le Grand Os accueillera sur sa table de dissection une sélection d'ouvrages des éditions Le Corridor bleu, parmi lesquels L'échelle magnanime, recueil de notre ami Julien Starck qui honorera le stand 205 de sa lumineuse personne samedi 14 et dimanche 15 juin


Qu'on se le dise. 

Place Saint-Sulpice
Paris 6e 
mercredi 11 juin : 14h-22h30
jeudi 12 : 11h30-22h30
vendredi 13 : 11h30-22h30 
samedi 14 : 11h30-22h30 
dimanche 15 : 11h30-20h 

Le Grand Os est au stand 205
 

23 mai 2014

Quoi faire sur Le Clavier Cannibale


collage (détail) : Valeria Pasina

Etrange / pénétrant : l'argentique Katchadjian, tel est le titre-ritournelle de la note de lecture que l'écrivain et traducteur Claro, sur son blog Le Clavier Cannibale, consacre à Quoi faire de Pablo Katchadjian. Extrait et lien vers l'article :
"Katchadjian travaille la différence et la répétition dans une langue désossée et beckettienne, à la fois sereine et schizoïde, mettant en loop une suite d'incidents frappés du sceau onirique, où deux protagonistes ne cessent de titubuter (yes: tituber + buter) sur la rhétorique du récit, conscients d'être dans un rêve, ou plutôt un cauchemar, s'y prenant les pieds, la tête, et vivant la répétition comme s'il s'agissait d'une pathologie inédite. Les thèmes deviennent motifs, les motifs virus, les virus mots. Le rêve est souvent le grand clou rouillé de la maison littérature : ici, il est enfoncé avec précision et talent. "
Claro, Le Clavier Cannibale, 22 mai 2014. Lire la note complète

Quoi faire, roman de Pablo Katchadjian (éd. Le grand os, mai 2014) 
traduit de l'espagnol (Argentine) par M. Gómez Guthart et A. Diaz Ronda.

22 mai 2014

Quoi faire sur Fric Frac Club




collage (détail) : Valeria Pasina

Guillaume Contré chronique longuement Quoi faire de Pablo Katchadjian sur Fric Frac Club. L'article s'intitule Le système, l'irrationnel et la liberté et va bien au-delà de la simple note de lecture. Il y est question d'avant-garde, de simplicité, de littérature argentine, de Borges, d'Aira, de jeu, de libre arbitre, d'humour... L'auteur de l'article, un mordu de littérature argentine, a lui-même traduit en français un autre roman de Pablo Katchadjian, Gracias (traduction inédite à ce jour), c'est dire s'il sait de quoi il parle… Ça donne par exemple ceci : 
"Quoi faire, d’un geste ample et d’une simplicité qui le rend d’autant plus efficace, met bas ce château de carte quelque peu racorni aux quatre coins que l’on nomme par habitude et entre deux bâillements « roman », et non content d’en avoir flanqué à terre toutes les cartes, encore faut-il qu’il se permette de n’en rien réordonner. En effet, s’il y a bien une chose que le lecteur, même le plus lent au démarrage, remarquera très vite une fois ouvert l’élégant petit volume (…) c’est la non-linéarité d’un récit qui semble fonctionner sur le mode de la combinatoire ; une combinatoire entendue comme un « système », c’est-à-dire comme un mode opérant uniformément tout au long du texte et qui en constitue la colonne vertébrale – un espace en général plutôt occupé par le ou les personnages, par le thème ou n’importe quel autre des usuels colifichets romanesques."
Ou encore… 
"Quoi faire est une grande machine inclusive dédiée à avaler tout ce qui l’entoure, un trou noir où l’absurde et l’humour règnent en maîtres. S’il y a bien une chose qui signe le talent particulier de Pablo Katchadjian le formaliste, c’est la capacité à transformer l’essai formel en pur diamant dont la liberté inédite est le meilleur atout pour se permettre de manier l’air de rien les grands « absolus » comme s’ils étaient des objets tout neufs."

Pour lire la chronique complète, c'est ici, sur Fric Frac Club : 

Pour suivre les écrits critiques de Guillaume Contré, on recommande son blog :

Et pour commander Quoi faire de Pablo Katchadjian (Le Grand os, 2014) c'est là :

20 avr. 2014

Quoi faire / Pablo Katchadjian



titre : Quoi faire
auteur : Pablo Katchadjian 

roman traduit de l'espagnol (Argentine) 
par Mikaël Gómez Guthart et Aurelio Diaz Ronda 


104 pages / 13 x 18 cm / dos carré collé 
couverture à rabats (collage : Valeria Pasina - conception graphique : t2bis
isbn : 978-2-912528-19-3 / éditions le grand os / collection Poc ! 

L'ouvrage en langue originale a été publié par l'éditeur argentin Bajo la luna en 2010 sous le titre Qué hacer.

parution :  5 mai 2014 

12 € (+ 1,50 € de frais de port)  


Lire un extrait sur ce blog


4e de couverture

Une question insoluble posée par un étudiant géant d’une université anglaise déclenche une série d’options invraisemblables qui se présentent aux deux protagonistes, Alberto et le narrateur, comme autant de sentiers qui se télescopent plutôt qu’ils ne bifurquent. Le pari de Pablo Katchadjian est osé autant que rusé, puisque on y trouvera tous les ingrédients laissant supposer qu’on est en train de lire un roman. Et, effectivement, c’est un roman, dans lequel les éléments constitutifs du genre sont tous au service de la langue et d’un ordre narratif singulier : l’intrigue, non linéaire, est une suite jubilatoire de croisements, de cercles, d’ondes de fréquences variables ; les personnages – élèves, soldats, simples d’esprit, buveurs… – se transforment en systèmes aberrants ; les décors – universités, tranchées, tavernes, bateaux, banques… – se substituent les uns aux autres sans toutefois ébranler la structure. Si les contenus sont irrationnels, dit le narrateur lors d’un énième retour à la scène de départ, le système des contenus, lui, est la seule chose rationnelle et nous devrions compter là-dessus. Peut-on compter sur l’avertissement pour décrypter la logique de ces rêves imbriqués ? Serait-ce au contraire un rapport mystérieux ? Une hypothèse erronée ? Un terrain miné ? Un double ? Une simple blague ? Et pour rejoindre cette île où il y a tout, faut-il plonger ou rester sur un pont qui est aussi un bateau ? Que décider ? Que faire ? Si le narrateur n’en sait rien, Alberto, lui, saura sûrement quoi faire 

« Si le livre regorge de talent, si par moments il frise le génie, s’il produit un effet de lecture grâce auquel bonne partie de la littérature argentine contemporaine cesse sur-le-champ d’être intéressante pour paraître compassée, conventionnelle et pratiquement inutile, c’est parce que Quoi faire ne verse pas dans le non sens, au contraire : c’est le grand roman contemporain de l’expansion, du foisonnement, de la mutation du sens. (…) Le chef-d’œuvre de Katchadjian. Un chef-d’œuvre tout court. » 
Damián Tabarovsky  


L'auteur 

Pablo Katchadjian, écrivain, poète et éditeur, est né en 1977 à Buenos Aires où il réside. Il a publié dans plusieurs maisons d’édition argentines des livres de poésie et de fiction, parmi lesquels El cam del alch (IAP, 2005), El Martín Fierro ordenado alfabeticamente (IAP, 2007), El Aleph engordado (IAP, 2009), Gracias (Blatt & Ríos, 2011), La cadena del desánimo (Blatt & Ríos, 2012) et La libertad total (Bajo la luna, 2013). Quoi faire (Qué hacer, Bajo la luna, 2010) est son premier ouvrage traduit en français. 


Revue de presse 

« Un apparent délire certainement pas moins kaléidoscopique et érudit que, par exemple, l’œuvre d’un César Aira, à ceci prêt que c’est un peu comme si les 70 ou 80 romans du sieur Aira (ou Borges, ou Laiseca, ou n’importe quel autre argentin dynamiteur…) se retrouvaient condensés, malaxés, thésaurisés, mutés, compactés et finalement mélangés pour devenir la pâte de base d’un petit texte de cent pages – sorte de dynamitage au carré - dont la densité ne cessera d’étonner tout lecteur disposé à jouer le jeu (c’est-à-dire tout bon lecteur). Quoi faire, certainement, et à l’instar de nombre des grands textes de la littérature argentine, est une entreprise superbement ludique. »
Guillaume Contré, in Fric Frac Club, 20 mai 2014. Lire tout l'article

« L'effet – la lecture – est évidemment hypnagogique. L'absurde et l'angoisse s'égalisent, l'humour reste comme suspendu, le sens échappe aux scrutations: seul subsiste et palpite le pur récit déglingué, où le même et l'autre se tirent la bourre, porté par la tension de l'inéluctable. C'est le premier livre traduit de Pablo Katchadjian, auteur né en 1977: espérons que les autres ne tarderont pas. (Et bravo à Valeria Pasina et à ses collages, mis en couverture par t2bis: grâce à eux, le livre n'en est que plus magique.) » 
Claro, in Le Clavier Cannibale, 22 mai 2014. Lire tout l'article 

« Ce livre est d'une assez grande singularité. Il faudrait mêler Inception au Jour sans fin pour le définir dans ses grandes lignes, à condition toutefois que le mélange soit effectué par Macedonio Fernández lui-même. » 
Éric Dussert, in Le Matricule des anges n°154, juin 2014. Lire tout l'article

« La structure comme seul objet et sujet. Quoi faire est d’abord cela : la mise en œuvre dans son cadre même de ce qui est sensé répondre, dans le roman (ou le récit, ou l’essai, bref la chose écrite), à la question : quoi faire ?  En n’omettant pas (et dépassant ainsi le seul cadre éthéré d’un texte-programme), comme le sous-tend la question, l’évidence d’un agir. » 
Librairie Ptyx, 24 juin 2014. Lire tout l'article

« Une pépite absolue ! » 
Philippe Guazzo, Librairie Le Comptoir des mots, juin 2014. 

« ... c’est proprement fascinant. » 
Philippe Annocque, in Hublots, 28 juin 2014.

« Enthousiasmante mathématique onirique du foisonnement romanesque… Un tour de force d’une drôlerie constante, d’une malice sans fin et d’une impressionnante maestria culturelle et langagière. » 
Hugues Robert, Librairie Charybde, 23 janvier 2015. Lire tout l'article

« Ouvrir et feuilleter ce livre qui vous prend dans ses mailles et vous entraîne à travers elles sans se défiler. Se laisser instantanément emporter par cette joie fulgurante et dévastatrice qui vous saisit à l'idée que l'on puisse – Encore ? Déjà ? - écrire comme cela. A l'idée que la littérature ça peut-être ça. A l'idée que le rêve – que ce que l'on voulait écrire sans bien savoir quoi, c'est-à-dire lire – se réalise là, devant soi. »
Éric Darsan, 4 septembre 2015. Lire tout l'article

« Quoi faire. Une interrogation qui ressemble à une devinette du chat de Cheshire. (…) Perceval piégé dans le niveau insoluble d’un jeu vidéo qui à chaque recommencement subirait de légères altérations. (…) La réalité vacille, scintille et se délite, l’on plonge dans le terrier, et à notre suite les pièces du puzzle chutent et tournoient en accélérant. »
Lou Dev, in Un dernier livre avant la fin du monde, 29 octobre 2015. 


29 mars 2014

Quoi faire de P. Katchadjian / premières lignes en v.f.


Quoi faire par Valeria Pasina

" Alberto et moi donnons un cours dans une salle de classe d’une université anglaise lorsqu’un étudiant nous apostrophe sur un ton agressif : Lorsque les philosophes parlent, ce qu’ils disent est-il vrai, ou bien s’agit-il d’un double ? N’ayant pas compris la question, nous nous regardons, Alberto et moi, un peu nerveux. Alberto réagit le premier : il s’avance et lui répond qu’il est impossible de le savoir. L’étudiant, mécontent de la réponse, se lève : il mesure deux mètres et demi. Puis il s’approche d’Alberto, l’attrape par le col et commence à l’ingurgiter. Les étudiants et moi, quoique parfaitement conscients du danger, nous nous mettons à rire, tandis qu’à demi plongé dans la bouche de l’étudiant, Alberto, riant lui aussi, dit : Ça va, ça va. Après ça, nous nous retrouvons dans un square. Un vieux est en train de donner à manger à une dizaine de pigeons. Alberto s’approche de lui, mais un pressentiment me pousse à l’en dissuader ; toutefois, pour une raison ou pour une autre, je ne peux rien faire. Avant qu’Alberto ait pu l’atteindre, le vieux se transforme, d’une certaine manière, en pigeon et tente de s’envoler, sans succès. Alberto lui place des attelles sur les ailes et lui annonce qu’il sera vite guéri, son problème étant tout à fait banal. Le vieux a l’air content. Nous nous retrouvons ensuite dans les toilettes d’une discothèque. Pour une raison que j’ignore, nous sommes dans les toilettes des femmes. Entrent alors cinq très belles filles apprêtées, tout en sueur tellement elles ont dansé. L’une d’elles semble particulièrement ivre ou droguée. Alberto, mal intentionné, se rue sur elle. D’après ce que je vois, elle se laisse faire, bien qu’on ait du mal à comprendre ce que veut Alberto, puisqu’il se contente de se trémousser contre elle comme si son corps le démangeait ; elle, de son côté, fait la même chose, ce qui donne l’impression qu’ils se grattent mutuellement. Les quatre autres filles s’approchent de moi et tous les cinq nous nous mettons soudain à faire quelque chose d’incompréhensible. C’est comme si la scène était censurée. Je remarque alors que les filles sont vieilles, tout en entendant Alberto parler de Léon Bloy à la plus éméchée. Il lui explique que celui-ci voulait être un saint et qu'il souffrait de ne pas y arriver. Il lui décrit la scène où Véronique s’arrache toutes les dents, et bien qu’Alberto ne fasse aucun mouvement il donne l’impression de vouloir arracher les dents de la fille. Je l’attrape par la capuche de son blouson et le traîne hors des toilettes. On dirait qu’Alberto est en chiffon, il est tout léger. (…) "

Extrait de Quoi faire de Pablo Katchadjian  
Traduit de l'espagnol (Argentine) par Mikaël Gómez Guthart et Aurelio Diaz Ronda 

À paraître en avril 2014 aux éditions Le grand os dans la nouvelle collection poc ! (fictions nocturnes & proses hypnagogiques)

Lire l'extrait en version originale.

18 mars 2013

Tout a une fin / video


" Ce qui est dit à la fin est ce qui arrive en dernier est ce qui est dit en dernier. Si ce qui est dernier n’est pas dit ce qui arrive en dernier coupe. Alors ce qui est dit à la fin est ce qui est arrivé en avant-dernier. Toute fin comme tout commencement et peut-être plus que tout commencement est notable est davantage visible est regardable est plus présente…" 




(cliquer sur ce lien pour voir la video sur VIMEO)
 
un film video de Frédéric Clanet autour d'une lecture-performance de Pasina et cie, le 11 mars 2011 à Toulouse, lors de la 3e édition de feu le festival Les Perforeilles


tout a une fin / Pasina & cie

textes : Ana Tot et Aurelio Diaz Ronda

habillage, mise en scène et en mouvement : Valeria Pasina

avec Emilie Bousquet, Céline Couronne, A. Diaz Ronda, Alfonsina Faya, Ximena Faya, V. Pasina, Colin Pasquier et Jérôme Quercia

31 mai 2012

Res rerum / Laurent Albarracin (2)


 

8. 

C’est la ressemblance de la table à la table
Qui la pose comme table
Avec cette assise particulière de table,
Large, puissante et sereine,
Avec son menton déterminé de table,
Sa conformité à sa loi de table,
Cette façon de ne pas déroger à la table,
Son poing de table sur la table au besoin,
L’éclaircissement des choses qu’elle est comme table.
Elle joue cartes sur elle,
Franche du collier et du tablier,
Et cette ressemblance à la table
Est un fait de table,
Une sorte de martèlement
Très doux et très lent
Auquel on peut croire,
Sur lequel il faut tabler même
Pour avancer vers elle,
Vers le pont qu’elle est,
Le pont qu’elle est vers elle
Et le pont qu’elle est en elle,
Le grand écart qu’elle est entre le grand écart et elle,
Qu’elle réduit à rien
Dans une sorte d’évidence
Qui est l’évidence de la table et la table de l’évidence
Et qui fait qu’on peut se fier sans bornes
À ses quatre pieds de table
Et sa bonne vieille tête de table.

Laurent Albarracin


Huitième parmi les "22 arcanes majeurs de la Réisophie qui est la gnose des choses et la vraie science des objets", ce poème est extrait de Res rerum, de Laurent Albarracin, à paraître en juin 2012 dans le numéro 5 de la revue LGO

Dessin de Valeria Pasina, extrait lui aussi du numéro à paraître. 

17 avr. 2012

Livres d'artistes à la galerie Acephale / Tours

cliquer sur l'image pour lire les informations 
 
Le Grand Os participe à l'exposition avec deux livres de l'artiste Valeria Pasina : Organon et AnaMaMie.

4 avr. 2012

AnaMaMie / livre-objet







AnaMaMie
  
un livre d'artiste de Valeria Pasina
(peintures, collages, tissu…) 
texte autographe de Aurelio Diaz Ronda

création : 2006

quatrième titre de la collection Huesitos

format : 9 x 12 cm
- 28 pages en accordéon

4 exemplaires, tous différents, numérotés et
signés par les auteurs 
 

9 févr. 2012

Les livres d'artistes sortent de leur réserve


 exposition / Espace des Augustins / Montauban 
du 11 au 29 février 2012 

Mécanique de la marche, livre-objet de V. Pasina. Photo : A.M. Arbib
Pour fêter ses 40 ans, la Médiathèque Départementale de Tarn-et-Garonne dévoile une partie de son riche fonds de livres d'artistes, parmi lesquels quelques ouvrages sortis de nos ateliers. L'occasion de voir, entre autres, des exemplaires uniques de Marianne Catroux ou de Valeria Pasina (par exemple, La lune) acquis par la bibliothèque ces dernières années. 
 
© León Diaz Ronda, peinture et transfert photographique

Mais la fête ne s'arrête pas là, puisqu'Isabelle Castelli, commissaire de l'exposition, a souhaité que Le grand os expose un choix d'autres livres objets issus de ses collections, ainsi que les œuvres graphiques de deux artistes maison : Alain Moïse Arbib (photographies) et León Diaz Ronda (gravures et peintures).
   
© Alain Moïse Arbib, de la série Métatêtes

"Les livres d'artistes sortent de leur réserve" 
Espace des Augustins, 27 rues Augustins, Montauban
exposition du 11 au 29 février 
ouverte tous les jours de 14h à 18h sauf le lundi 
visites guidées, ateliers et rencontres  (renseignements 05 63 91 77 42 ou 05 63 03 67 25) 


21 déc. 2011

Roses, oranges et violettes / livre-objet

cliquer sur les images pour les agrandir 








Roses, oranges et violettes
  
un livre d'artiste de Valeria Pasina
(peintures, collages, coutures, estampages, objets…) 
sur un texte d'Aurelio Diaz Ronda

création : novembre 2011

vingt-huitième ouvrage de la collection Ronda Pasina
format : 17 x 25 cm - 18 pages - en accordéon

exemplaire unique / collection privée