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18 juil. 2018

Andrea D'urso / Lecture


Lecture bilingue de poèmes d'Andrea D'urso (extraits de "Occident Express", éd. Le Grand os, 2010) le 15 mars 2017 au Lieu Unique à Nantes. 
Lecture en français : Isabelle Lesquer.
"Poèmes en cavale" est un cycle de lectures rencontres régulières avec des auteurs, organisé par la Maison de la Poésie de Nantes.


Lecture d'Andrea D'Urso from Maison de la Poésie Nantes on Vimeo.

11 févr. 2017

Andrea d'Urso | "Tournée poétique" | 9-16 mars

 
Andrea d’Urso est invité, du 9 au 16 mars 2017, dans le cadre d’une tournée poétique en France organisée par Dixit Poétic et la Maison de la Poésie de Nantes, pour son recueil "Occident Express" (traduit de l'italien par Muriel Morelli, Le Grand Os, 2010) 



Jeudi 9 mars | Reims (51) | Médiathèque
Vendredi 10 mars | Saint-Thurial (35) | Médiathèque (par Dixit Poétic)
Samedi 11 mars | Rennes (35) | Maison de la Poésie de Rennes
Mercredi 15 mars | Nantes (44) | Lieu Unique (par la Maison de la Poésie de Nantes)
Jeudi 16 | Grenoble (38) | Maison de l'international | (par la Maison de la Poésie R. A.



6 nov. 2016

Lecture de Occident Express par le Muerto Coco / Toulouse et Montpellier



Lecture intégrale de Occident Express d'Andrea d'Urso 
(trad. de l'italien par Muriel Morelli, Le Grand Os, 2010)

 
Mardi 22 novembre 2016 à 19h30 
à la Cave Poésie René Gouzenne de Toulouse 
dans le cadre des Rugissants 

Jeudi 24 novembre 2016 à 19h 
à La Baignoire (lieu des écritures contemporaines) 
à Montpellier 

27 déc. 2010

14 nov. 2010

Occident Express / Andrea D'Urso



titre : Occident Express
auteur : Andrea D'Urso

Traduit de l'italien par Muriel Morelli 

Préface de Cristina Babino
Images noir et blanc de León Diaz Ronda 
112 pages / 15 x 21 cm / dos carré cousu collé 
isbn 978-2-912528-13-1 / éditions le grand os / collection Qoi

parution : octobre 2010 
 
14 € (+ 1,50 € frais de port) 
ACHETER

Un poème du recueil en cliquant ici

et un autre là.


"La poésie d’Andrea D’Urso – avec ses vers longs, voire très longs, dont la trajectoire semble davantage relever d’une nécessité intrinsèque que d’un choix – est un défilé ininterrompu d’images vues derrière une vitre. Celle d’une voiture, d’un train, d’un métro, d’un autobus, ce dernier revenant avec une fréquence presque  obsessionnelle. Emblème des temps modernes, de notre époque, de tous ceux qui, par ce biais, gagnent (ou quittent) la métropole, de tous ceux qui, par ce biais, s’efforcent d’y survivre. (…) Je prends le Viterbe-Rome Saxa Rubra, le Saxa Rubra-Place Flaminio / le métro ligne A, le bus 490, le 628, le 69, mais en réalité je monte toujours / dans le même autocar, le même autobus, le même train / je monte là où ils montent tous, je monte dans l’Occident Express. L’Occident Express donc, comme modus vivendi, petits arrangements avec la vie moderne qui, sans être fatals, constituent une féroce aliénation quotidienne. Car tous les jours il faut se lever, tous les jours se laver, s’habiller, sortir, manger, pour gagner une destination d’où l’on revient, inexorablement. (…) Métaphorique ou non, ce train-là est bien loin de l’exotisme aristocratique et glacé de l’Orient Express, dont il est en quelque sorte le cousin pauvre, et si moderne. Des banlieues qui s’éloignent du centre – celui de Rome, capitale sournoise et veule qui passe des barbares aux Français, de l’aristocratie noire aux fibres optiques – peuplées d’individus à l’automatisme très humain, têtes en marche blessées à mort par le temps, qui ne sont autres qu’un ensemble de parties qui ne forment pas un tout mais une énième partie de plus. (…) Une prise de conscience sans cesse menacée d’anéantissement, et qui malgré tout maintient en vie, illumine la vie, générant ainsi une poésie autre, grâce au prisme – salutaire – de l’ironie, et à cette manière de ne pas se prendre au sérieux tout en étant extrêmement sérieux : le petit oiseau qui sort un peu quand ça lui chante (…) / et répète toujours la même chose : / ne remets pas à demain ce que tu peux faire aujourd’hui / ne le fais pas du tout, ne le fais jamais."
(Cristina Babino, extraits de la préface)


Andrea D'Urso est né à Rome en 1970. Il travaille à la RAI (Radio Télévision Italienne) au service coordination du journal télévisé de la deuxième chaîne. Il a collaboré au théâtre avec Nino Manfredi et a été assistant à la mise en scène pour le cinéma. Ses récits et ses poèmes sont régulièrement publiés dans des revues italiennes et dans quelques revues françaises et canadiennes, dont Chaoïd, Brèves, Le Quartanier… On peut lire une dizaine de poèmes de Occident Express, dans une autre traduction, dans le numéro 2 de LGO (mars 2008). Occident Express est son deuxième recueil de poésie et le premier traduit en français. 
  
León Diaz Ronda 


On en a dit :  

Moins huppé que son alter ego, cet Occident Express nous rend exotique, en quelque sorte, le milieu dans lequel nous survivons : les perceptions comme les discours qui constituent notre quotidien sont mis à distance avec humour et fantaisie.
(Fabrice Thumerel, Libr-critique.com, 27 décembre 2010 - Lire l'article complet

28 août 2010

Tu es ailleurs


 © León Diaz Ronda

J’ai aussi désappris à dormir, je me réveille toujours tôt, comme les vieux,
même quand je pourrais me permettre le contraire.
Dans le bus non plus je n’arrive pas à appuyer ma tête contre la vitre, à faire comme les autres.
Je suis aussi en train de désapprendre à feindre. Avant j’avais mon propre système, efficace, prêt à l’emploi :
Je pars à huit heures du matin et rentre à huit heures du soir,
entre-temps il faut se soumettre à une horde de néo-calvinistes cravatés,
chicanes, querelles, renoncements petits et grands,
humiliations sur mesure, comme les cols de chemise,
et voilà que le système accourt, et te sauve, en disant :
sois tranquille, pas de souci, tu n’es pas là, tu es ailleurs.
Considérant qu’à 11 heures tu vas au lit pour passer la plupart de ton temps
à fixer le plafond et ta femme qui dort (tu n’es pas là, tu es ailleurs.),
il ne te reste que trois heures pour faire la vaisselle, préparer la popote de bébé
et te disputer avec ta femme réveillée, mais tu n’es pas là, tu es ailleurs.
Puis vient le week-end. Le samedi il faut faire tout ce que tu n’as pas pu faire avant,
le dimanche il te faut aller déjeuner chez les parents, discuter avec les copains,
ou baiser avec ta femme, à moitié endormie à moitié réveillée,
mais tu n’es pas là, tu es ailleurs. D’accord, mais tu es où bon sang ?
Tu te caches peut-être dans les courbes d’un S, dans la coque d’un U ou sous le toit d’un T,
ou peut-être séjournes-tu entre les lignes de tes poèmes, que personne ne lit.
En attendant, la fille assise un rang devant moi décrète en pouffant à sa meilleure copine
que l’homme idéal doit mesurer au moins 1 m 72.
Deux centimètres, putain.

Andrea D'Urso 

Traduit de l'italien par Muriel Morelli 
extrait de Occident Express, à paraître en octobre 2010 aux éditions le grand os.