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3 sept. 2017

Chez René / Bazar littéraire / 15-17 sept




CHEZ RENÉ - bazar littéraire  - 3e éd.
du vendredi 15 au dimanche 17 septembre 2017 
à la Cave Poésie de Toulouse

Un salon du livre pas comme les autres avec de nombreux éditeurs indépendants de la région Occitanie (et d'ailleurs) : aux côtés du Grand Os, nos amis du Cadran ligné (Laurent Albarracin), Anacharsis, L'Arachnoïde, Astronef Palace (Karine Marco), Fissile, Julieta Cartonera, Tupi or not Tupi, Vagabonde, etc. Des livres bien sûr, mais aussi une riche programmation : lectures, concerts, danse, performances...

Pour le Grand os, l'occasion de présenter en avant-première le dernier ouvrage de la collection Poc! : GÉNIAL ET GÉNITAL du Cambodgien Soth Polin, traduit du khmer par Christophe Macquet.

Lecture d'une des nouvelles du recueil 
par la comédienne Nathalie Vinot 
samedi 16 septembre à 14h 
entrée libre


Cave Poésie René Gouzenne 
71 rue du Taur
31000 Toulouse
Tél : 05 61 23 62 00 

16 juin 2017

Poésie Jour & Nuit / Vicq-sur-Breuilh / 24 juin



Si vous êtes dans le Limousin, retrouvez-nous au Vieux-Château de Vicq-sur-Breuilh (87) le samedi 24 juin 2017 à partir de 15h et jusqu'au bout de la nuit. 
Salon des éditeurs et Nuit de la poésie avec, entre autres, Ana Tot et Laurent Albarracin.



28 oct. 2016

Salon L'Autre Livre / 11-13 nov 2016 / Paris




Le grand os vous attend sur le stand D-07 au 14e salon international des éditeurs indépendants, L'Autre Livre, qui se tiendra à l'Espace des Blancs-Manteaux, dans le Marais, à Paris, du vendredi 11 au dimanche 13 novembre 2016

L'occasion de rencontrer les auteurs Ana Tot et Laurent Albarracin, ce dernier présentera en outre les ouvrages qu'il édite au Cadran ligné.
  


Salon L'Autre Livre


Espace des Blancs-Manteaux


48 rue Vieille-du-Temple


75004 Paris 


(Métro Hôtel de Ville)



Entrée gratuite 





vendredi 13 / 14h-21h


samedi 14 / 11h-21h


dimanche 15 / 11h-19h

29 mai 2014

Marché de la Poésie 2014 / Paris



Qu'ils crèvent, les artistes.  
Tadeusz Kantor


Face à la croissance démesurée du nombre de lecteurs de poésie et l'explosion consécutive des ventes de livres du genre sus-dit, les organisateurs du Marché de la poésie ont raisonnablement décidé d'allonger d'une journée la durée de cette 32e édition qui aura donc lieu du mercredi 11 au dimanche 15 juin 2014 place Saint-Sulpice à Paris. L'occasion d'épuiser les petits éditeurs pendant cinq jours (soit cinquante-deux heures de présence effective sur les stands). On achève bien les chevaux... A l'issue de ce marathon, aura-t-on encore l'énergie et l'envie de publier des livres ? De poésie, pas sûr... 

Frais et dispos pour l'instant et jusqu'à nouvel ordre, nous invitons les âmes charitables à venir soutenir in vivo la performance, ou simplement à découvrir, et pourquoi pas acquérir, les livres édités par nos soins, notamment les tout derniers : 

Le Citron métabolique de Laurent Albarracin (auteur qu'on pourra rencontrer le samedi 14 juin de 15h à 16h sur notre stand matricule 205) 


Quoi faire, roman de l'Argentin Pablo Katchadjian (on notera la présence de l'un de ses traducteurs tout au long du marché)


Antoine Brea, quant à lui, derrière ou devant des piles d'exemplaires de Simon le Mage (Le grand os, 2009) et de Roman dormant (Le Quartanier, 2014) dont Le grand os avait en son temps publié un chapitre dans le n° 3 de la revue LGO, vous attend de pied ferme samedi 14 de 17h à 18h


 
On pourra également admirer un choix de livres d'artistes ou d'exemplaires uniques de Valeria Pasina (également présente sur le Marché), Leon Diaz Ronda, Diego de los Campos, entre autres. 



Enfin, cette année, Le Grand Os accueillera sur sa table de dissection une sélection d'ouvrages des éditions Le Corridor bleu, parmi lesquels L'échelle magnanime, recueil de notre ami Julien Starck qui honorera le stand 205 de sa lumineuse personne samedi 14 et dimanche 15 juin


Qu'on se le dise. 

Place Saint-Sulpice
Paris 6e 
mercredi 11 juin : 14h-22h30
jeudi 12 : 11h30-22h30
vendredi 13 : 11h30-22h30 
samedi 14 : 11h30-22h30 
dimanche 15 : 11h30-20h 

Le Grand Os est au stand 205
 

14 mars 2014

Des nouvelles du Citron… (4)


Karine Marco

Périne Pichon met son grain de sel dans l'affaire du Citron métabolique. Sa libre critique du livre vert de Laurent Albarracin est parue dans les News du dimanche 9 mars sur le site Libr-critique-la-littérature-dans-toutes-ses-formes. Extrait et lien vers l'article à continuation : 
" Un mode sous-tension, entre le possible et l’inexistant, pour décrire un monde aux allures de promesse. On est suspendu au « presque », piqué par l’acidité de l’agrume. Et par les jeux de langage du poète qui dessine un univers sphérique, où les extrémités se touchent et le peu devient « [ ...] l’ombre / du beaucoup ». Partis du jeu des sons, les mots se rapprochent : « côtelé » et « cauteleux » ; « oscillation », « vieille scie du monde », et fournissent l’illusion d’une similitude tronquée. Les lettres sont toujours les mêmes, pourtant les noms changent. Ce processus familier devient étrange quand il part d’un zeste d’agrume. " P. Pichon
Lire l'article complet sur Libr-critique

Laurent Albarracin. Le Citron métabolique. Le Grand os, 2013. 
 

13 févr. 2014

Des nouvelles du Citron... (3)

dessin : Karine Marco
 

Un Citron pressé de dire
par Anne-Marie Beeckman

  

Peu de poésies me font passer aussi vite de l’exclamation, de la joie, à la nécessité exubérante de tracer des mots pour continuer l’explosion. À vrai dire, je bondis quelquefois sur le téléphone mais là, il y avait
ici la sonnerie
avertissant
de sa dissolution
en sonnerie
 
C’est une bouffée de bonheur qui me précipite sur des feuilles à la lecture du Citron métabolique de Laurent Albarracin. En effet, première page, première ligne :
il y aurait un ici
qui serait
un peut-être
arrivé
 
Nous y sommes ! Ici, maintenant, un citron se démène, se tortille, se trémousse. Le désir de l’auteur de réduire les choses à ce qu’elles sont se trouve aux prises avec l’exubérance incontrôlée des choses. Avec leurs accointances au monde. Monde qui est un, nous ne le répèterons jamais assez, dans ses ramifications infinies qui, toujours, se recourbent. Il semble que même les astronomes nous donnent raison, surtout les astronomes : le monde est une sphère avec des confins. Nous avons raison de le tenir dans nos mains. 

Dans la poésie de Laurent Albarracin, le citron est en lui-même le mythe du citron. Et ainsi pour toute chose devant ses yeux. Poésie mythique plus que mystique. Méditation forcenée, pourrait-on dire. Qui voit le citron laisser tomber son jus pour toute transcendance. Comme une pluie avec des gouttes en biais. Laurent Albarracin voit un ici droit dans son biais. Un ici si prégnant que ce pourrait être un ailleurs qui insiste.

Dans cette poésie, la théorie se surpasse, s’exacerbe :
un là-bas
comme passé
dans le sur-là-bas
de son ici
 
Volume après volume, Laurent écrit le vrai livre du ça. Riche célébration qui nous rend de plus en plus riche. Le citron est délicieusement citron. Il n’y a pas plus pressant, tout-à-coup, de goûter encore ce qui vous froisse la langue, cet aigu du sens qui vous la rend pointue. Si nous voyions comme cet auteur,
le beurre du beurre
emplirait nos lampes
 
Laurent Albarracin était déjà, tout petit, un éternel vieux sage. Que l’on croit un peu ailleurs, que l’on croit un peu ivre. Que l’on pourrait accuser de paresse parce qu’il ne fera pas le mouvement de déplacer un citron incongru. Il a raison : on peut tout arrimer au citron. On pourrait, tout aussi bien, arrimer à la tomate. Tirez la corde, vous aurez le collier infini de toutes choses au monde et vous l’aurez ici. 

Il faudrait un art tout à fait magique pour peindre les pupilles de Laurent Albarracin et ce qu’elles engrangent, leur acuité acquiescante Je dirais qu’elles font leur miel de tout si le miel n’était pas cette substance collante et désagréable un peu. Non, un vin adorable et vif frétille de leur tonneau en perce. D’ailleurs, suivrions-nous cette poésie en tout que tout serait d’un autre tonneau. 

Il y aurait
des télescopages
sous le manteau
 

Sous le manteau, en effet, se font les choses les plus excitantes. Sous le manteau de Laurent Albarracin, les choses font l’amour, ou bien s’adonnent à l’onanisme ! Se fructifiant d’elles-mêmes. Stade morula hypertrophique qu’est la mûre de toute vision mûrie.
 
Le sein serait
le plein panier
du sein
avec son téton
pour unique
cerise
 
Et moi, en prise avec tout cet advenu, ne mesure que maintenant qu’il y a le nuage du conditionnel dans tout le poème. Mais le nuage y serait
un instrument
de précision
 
Nuage, vieux comme le monde. Elle vient pourtant cette détresse : leur « civilisation » n'a-t-elle pas déjà attenté aux nuages ? Non, tant que les mots des poètes seront des idéogrammes, tant que l'oeuf et la poule seront concomitants, tant que ça viendrait
par l'hypothèse
que ça vienne
 
Bien sûr, nous voulons aussi avoir sur le bout de la langue ce qui n'est pas venu, et, au coeur, le poignard de ce qui ne viendra plus.
  
Anne-Marie Beeckman

Article paru dans le n°12 (janvier 2014) de L'Impromptu, une publication régulière de la Collection de l'Umbo.


Le Citron métabolique de Laurent Albarracin (Le Grand Os, 2013) 
 

24 janv. 2014

Des nouvelles du Citron… (2)

K. Marco


Une note de lecture consacrée au livre de Laurent Albarracin, Le Citron métabolique, est en ligne sur Sitaudis.fr. Elle est signée François Huglo. Extrait :

" (...) on aura compris que ce fruit n’est pas celui d’un citronnier dans un patio ou dans un paysage, qu’il pousse dans un livre, sur cette « branche maîtresse » que serait « le possible », et que sa saveur est logique. L’opération qui libère ces arômes inséparables d’une certaine causticité peut être qualifiée de poétique ou d’humoristique, peu importe : dans les deux cas la logique est attaquée par la sensualité, non celle du citron mais celle des mots d’abord saisis par l’œil et par l’oreille. (...) "
Lire tout l'article

Une courte note à propos de l'ouvrage est également parue dans le numéro 33/34 de la revue papier Contre-allées. En voici quelques lignes :
" Petit format de livre à la couverture acidulée, dessins de Karine Marco pour évoquer le citron pressé de notre tête, notre agrume physiologique. (...) Les mots se mordent la queue dans l'ovoïde jaune pâle de notre lampe intérieure. (...) On se laisse porter par les répétitions qui tournent la tête et retournent la langue comme un gant jusqu'à nous faire habilement entrevoir et saisir un instant ce qui luit furtivement dans le noir. L'"ici" est le pépin qui innerve tout le texte (...) "

3 déc. 2013

Des nouvelles du Citron... (1)


photo : Karine Marco

Un premier retour, signé Joël Gayraud, sur Le Citron métabolique de Laurent Albarracin :
Écrit tout entier sur la tonalité de la possibilité rêvée, Le Citron métabolique exalte l'être-ici dans toute sa légèreté. Élégante et joyeuse façon d'en finir avec la pesanteur de l'être-là existentiel.
Philippe Annocque, quant à lui, donne un extrait du poème sur son blog Hublots

12 nov. 2013

Le Citron métabolique / Laurent Albarracin




titre : Le Citron métabolique
auteur : Laurent Albarracin 

Dessins de Karine Marco 

74 pages / 10,5 x 15 cm / intérieur papier bouffant / dos carré collé
isbn 978-2-912528-18-6 / éditions le grand os / collection Lgo 

parution : 15 novembre 2013

9 (+ 1,50 € frais de port)
 


extrait : 

citron
de contrition
joyeuse 


citron percé
obliquement
de son sens
obvie 


citron coupé
de telle façon
que sa face
fasse
pile 


que ses moitiés
tombées fassent
moteur 


que son tranché
le renverse 


que sa vision
le traverse 


ici
l’épi
de l’épée
qui l’épie 


ici
la fleur
du vase
de la fleur 


main
passée
dans la fleur
lors du bouquet
de l’offrande 


citron
par agglutination
du là autour
de l’ici


Le Citron métabolique est un poème qui interroge, comme dans la plupart des textes de Laurent Albarracin, la présence de l’objet. Il s’agit pourtant moins d’en cerner les contours dans une perspective pongienne, ou d’en avoir une approche phénoménologique, que de construire le lieu idéal et comme utopique de son apparition. Un certain esprit baroque et quelque chose qui serait du côté d’un fantastique métaphysique semblent animer cette écriture. À la fois ample et resserré (pressé comme un citron) le poème joue et se joue en effet sans cesse du caractère abstrait (au sens d’extrait) et en même temps très concret de la chose qui est ici le sujet du poème. À la fois édénique et localisée, défaite et recentrée (ou refaite et décentrée) par les images que ce citron suscite, la chose en question est soumise à rude épreuve et ce que les philosophes nomment son ipséité, ou plus simplement son caractère irréductible, semble voler en éclats qui sont autant de flèches qui le désignent et le percent de nouveau. Au terme de la lecture on a l’étrange sentiment que le « citron » s’est transformé, mais qu’il s’est transformé en lui-même. 


Revue de presse :

Attention, le citron n’est pas le support du poème (comme chez Francis Ponge), mais bien sa matière. Il est transformé plutôt que révélé. Toutefois, cette transformation s’inscrit dans un cycle : il donne la matière pour créer le texte, et le texte retourne au citron. 
Périne Pichon, Libr-Critique, 4 avril 2014. Article complet

Ici, maintenant, un citron se démène, se tortille, se trémousse. Le désir de l’auteur de réduire les choses à ce qu’elles sont se trouve aux prises avec l’exubérance incontrôlée des choses. Avec leurs accointances au monde.
Anne-Marie Beeckman, "Un Citron pressé de dire", in L'Impromptu n°12 (janvier 2014). Article complet

On ne sort pas du mot, pas de la chose non plus, au contraire. On n’en sort pas —définition de l’immanence ?— mais par mille détours, mille voyages. Citron métabolique, comme métamorphoses d’Alice. Loin de la dichotomie pongienne parti-pris des choses (muettes) / compte tenu des mots (la langue, la mère-patrie presse-tige du père-patriote), Albarracin tente l’aventure d’une entrée dans la chose par l’incision, par l’incidence du mot.
François Huglo, Sitaudis.fr, 24 janvier 2014. Lire l'article 

On se laisse porter par les répétitions qui tournent la tête et retournent la langue comme un gant jusqu'à nous faire habilement entrevoir et saisir un instant ce qui luit furtivement dans le noir. L'"ici" est le pépin qui innerve tout le texte. 
Note de lecture, in revue Contre-allées, n°33/34 (automne-hiver 2013) 

Écrit tout entier sur la tonalité de la possibilité rêvée, Le Citron métabolique exalte l'être-ici dans toute sa légèreté. Élégante et joyeuse façon d'en finir avec la pesanteur de l'être-là existentiel.
Joël Gayraud


Laurent Albarracin (1970) commence à publier ses poèmes vers la fin du siècle dernier, dans de petites structures éditoriales : ces premiers textes seront pour l’essentiel réunis dans Le Verre de l’eau (Le Corridor bleu, 2008). Parallèlement, il participe à l’aventure du Jardin ouvrier, la revue d’Ivar Ch’vavar (1995-2003). Il a publié plus récemment Le Secret secret (Flammarion, 2012), Résolutions (L’Oie de Cravan, 2012) ou encore Le Ruisseau, l'éclair (Rougerie, 2013). Il est également l’auteur de deux études sur Louis-François Delisse (2009) et Pierre Peuchmaurd (2011) aux éditions des Vanneaux. Il a obtenu le prix Georges-Perros en 2012. Il anime les éditions Le Cadran ligné et tient une chronique de poésie sur le site de Pierre Campion

De Laurent Albarracin, Le grand os a également publié, dans le numéro 5 de la revue LGO une série de poèmes inédits, intitulée Res Rerum


1 nov. 2013

Le Citron métabolique / premier zeste


dessin : Karine Marco

Premières strophes du Citron métabolique de Laurent Albarracin, en attendant la parution, imminente, du livre dans la collection Lgo. 

il y aurait un ici
qui serait
un peut-être
arrivé

ce serait un ici
de là
en là

pas du tout un pourquoi

plutôt un
plutôt

ce serait un ici
avec des incidences
ici

avec des pépins
comme des ballons

un ici
dans son jus

citron
par hasard
et dénomination

en tout cas
un toujours
de circonstance

ce ne serait pas 
l'ici de tout

juste l'ici
d'ici

celui
de nul autre ailleurs

citron quand bien même
nuage se fasse 

(...)

Laurent Albarracin 

26 oct. 2013

L'Autre Livre 2013 / Salon / Paris



Le grand os vous attend au salon international des éditeurs indépendants, L'Autre Livre, qui se tiendra à l'Espace des Blancs-Manteaux, dans le Marais à Paris, du vendredi 15 au dimanche 17 novembre 2013

On pourra rencontrer sur notre stand (C44-46) l'écrivain équatorien Huilo Ruales Hualca, auteur des Poèmes noirs et, à partir du samedi, le poète Laurent Albarracin, à l'occasion de la parution de son Citron métabolique aux éditions Le grand os. On pourra aussi découvrir sur notre table Le Cadran ligné, les éditions qu'anime ce dernier.


L'Autre Livre

Espace des Blancs-Manteaux

48 rue Vieille-du-Temple

75004 Paris 

(Métro Hôtel de Ville)

Entrée gratuite 



vendredi / 14h-21h

samedi / 11h-21h

dimanche / 11h-19h 

 


23 janv. 2013

Collection de l'umbo



Publication confidentielle diffusée pour une seule lèvre et pour dans mille ans, l'umbo est un divertissement confidentiel et une rêverie, l'ébauche nonchalante d'une revue. L'umbo est un passe-temps paradoxal : réunir et partager avec quelques complices, un choix d'empreintes et d'affirmations poétiques, pour le seul plaisir ; interroger le grondement des nuages – tant qu'il dure – et soumettre à la question sa propre nécessité. Si rien ne va de soi c'est pourtant l'évidence qui est visée…  
Hans-Peter Paragem 

 
Dans la série Passage du sud-ouest, la Collection de l'umbo publie des plaquettes de poésie à la facture élégamment modeste. En 2012, parmi d'autres, deux auteurs chers au Grand Os y ont été publiés :
 
• Ana TOT, L'amer intérieur (Luca l'irascible)

À lire : la chronique de Typhaine Garnier sur Sitaudis.
 
• Laurent ALBARRACIN, Le poirier, avec des dessins de Pierre Bessompierre. 
 
On peut commander ces ouvrages au prix,
respectivement, de 4 et 5 euros (frais de port compris) en se rendant sur le site de la Collection de l'umbo

5 juin 2012

LGO n°5 / revue carrée




Sommaire

Bernal Díaz del Castillo | “aquel gran hueso” 
Huilo Ruales Hualca | Croupe de zèbre sans rayures [extrait 1] [extrait 2]
Laurent Albarracin | Res rerum [extrait 1] [extrait 2]
Christophe Macquet | Luna Western
Jean-François Magre | Nanodrame 5
| L’os dans le nez 
Santiago Vizcaíno | Deux poèmes
G. Mar
| Le long du fleuve 
Valeria Pasina | Dessins

Parution : 9 juin 2012

120 p / 16 x 16 cm / reliure spirale sous couverture couleur 
éditions le grand os / issn 1956-8940 / isbn 978-2-912528-15-5 

12 € (+ 1,50 € frais de port) 
abonnement (nouvelle formule) : 2 n°/ 22 € — 3 n°/ 30 € 

ACHETER 

31 mai 2012

Res rerum / Laurent Albarracin (2)


 

8. 

C’est la ressemblance de la table à la table
Qui la pose comme table
Avec cette assise particulière de table,
Large, puissante et sereine,
Avec son menton déterminé de table,
Sa conformité à sa loi de table,
Cette façon de ne pas déroger à la table,
Son poing de table sur la table au besoin,
L’éclaircissement des choses qu’elle est comme table.
Elle joue cartes sur elle,
Franche du collier et du tablier,
Et cette ressemblance à la table
Est un fait de table,
Une sorte de martèlement
Très doux et très lent
Auquel on peut croire,
Sur lequel il faut tabler même
Pour avancer vers elle,
Vers le pont qu’elle est,
Le pont qu’elle est vers elle
Et le pont qu’elle est en elle,
Le grand écart qu’elle est entre le grand écart et elle,
Qu’elle réduit à rien
Dans une sorte d’évidence
Qui est l’évidence de la table et la table de l’évidence
Et qui fait qu’on peut se fier sans bornes
À ses quatre pieds de table
Et sa bonne vieille tête de table.

Laurent Albarracin


Huitième parmi les "22 arcanes majeurs de la Réisophie qui est la gnose des choses et la vraie science des objets", ce poème est extrait de Res rerum, de Laurent Albarracin, à paraître en juin 2012 dans le numéro 5 de la revue LGO

Dessin de Valeria Pasina, extrait lui aussi du numéro à paraître. 

17 mai 2012

Res rerum / Laurent Albarracin (1)


photographie : Chema Madoz

13.

Il n’y a que le sel dissous qui sale.
Il n’y a que le sel disparu dans l’eau qui soit le sel.
Le sel hors de l’eau n’est plus le sel,
Il est une simple petite montagne de cristaux blancs,
Une carrière de sel mais pas du sel,
Une réserve de sel si l’on veut mais pas du sel.
Une falaise abrupte en pot
Qu’il faut faire tomber par blocs à la mer
Pour que le sel soit le sel.
De même le sel est de la pierre d’eau salée.
Le sel est de la poudre de seaux d’eau salée,
Sinon il n’est pas le sel.
Et pour qu’il soit vraiment le sel il faut qu’il soit
Au moins et rien à moins la cendre de l’eau,
Le résidu encore actif de l’eau brûlée,
La part entièrement feu de l’eau.
De même que le feu est comme le soc de l’air,
La charrue immobile et mouvante de la terre de l’air
Ou bien,
Accroché aux bûches dans l’âtre,
Le linge trempé et séchant
Qui coule des bûches vers le ciel comme une anti-pluie.
 

Laurent Albarracin


Treizième parmi les "22 arcanes majeurs de la Réisophie qui est la gnose des choses et la vraie science des objets", ce poème est extrait de Res rerum, de Laurent Albarracin, à paraître en juin 2012 dans le numéro 5 de la revue LGO