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18 sept. 2017

À propos de "L'Oiseau" de Christophe Macquet



Une chronique de Fabien Ribery, sur son blog L'Intervalle, à propos du livre de photographies de Christophe Macquet, L'Oiseau : récit physique (Le Grand os, 2014): 

"Voici un livre à propos duquel on ne sait rien ou presque.
Publié à cent exemplaires par l’excellente maison d’édition de Toulouse Le grand os (vingt ans d’activités poétiques au sens large), L’Oiseau, du photographe  Christophe Macquet, est une composition de quatre-vingt-deux images prises un peu partout dans le monde entre 2005 et 2012, principalement en Amérique du Sud.
Aucun texte explicatif, aucun bavardage, aucun caquetage, mais une séquence de photographies brute et délicate sur papier glacé.
Livre édité en format italien, propice à l’envol des feuilles, L’oiseau, sous-titré « récit physique », est une ballade sensorielle dans un monde, dont on peut raisonnablement penser qu’il est vu par un volatile pérégrin.
Bird People, de la cinéaste Pascale Ferran (2014), mettait en scène la métamorphose d’une femme en oiseau, contemplant le monde comme s’il apparaissait pour la première fois, et l’on se surprenait alors à rêver de devenir un jour moineau, fantasme dont il semble que Christophe Macquet soit lui aussi l’objet, ou le sujet.
Posant sur le blanc des pages des empreintes de regard plus que des indices, le photographe nous entraîne dans un voyage à tire-d’aile,  léger, incongru, ou grave.
Un chien est étendu parmi des confettis. Est-il mort ?
Ce trou sur le pare-brise provient-il d’un impact de balle ?
Cette femme nue, endormie, étendue sur un lit inondé de soleil, nous tend-elle un piège ?
Road-trip, L’Oiseau est aussi de l’ordre d’un mental-trip, comme si chaque chose – aucune hiérarchie entre les humains, les animaux, les végétaux et les matériaux de toutes sortes – était perçue sous l’effet d’un doux hallucinogène.
Qu’il s’agisse de l’orange de tulipes ouvertes, radieuses, ou du rose de pétales flottant sur l’eau, les couleurs paraissent quelquefois trop belles pour ne pas être ironiques, ou irréelles.
La récurrence des motifs forme des thématiques organisant, par échos successifs, l’ensemble de l’ouvrage : les oiseaux ou insectes volants, les vitres, les canidés, les ombres, les poitrines féminines, les émulsions ou bulles, les craquelures, l’eau, les ciels, les arbres.
Longue vibration d’images, L’Oiseau invente ainsi un territoire à la fois très concret et imprenable, nimbé de mystère, d’inquiétante étrangeté et de désir de rencontres."
Fabien Ribery, in L'Intervalle, 11/08/2017 - Lire tout l'article

19 déc. 2014

Macquet photographe (4) par Éric Dussert


photo : C. Macquet - Banlieue d'Erevan, 14 janv 2014

À l'occasion de la parution de L'Oiseau, récit physique, ainsi que de plusieurs livres muets de Christophe Macquet (nous y reviendrons en détail ici très bientôt), Éric Dussert dresse un portrait haut-en-couleurs du photographe-écrivain-globe-trotter sur son Alamblog. Mise en bouche :
« C'est un franc-tireur au pied léger, un indépendant armé d'imagination jusqu'aux dents qui bousille les têtes de gondole sans l'avoir toutefois bien remarqué. Un débouleur. Un ruineur de commerce diront les gens du métier, un punk apatride, un électron libre.
Il convient donc de prêter attention à cette œuvre étrange et attirante, rendue plus précieuse encore par les mystères de sa conception et de ses pérégrinations. La façon dont elle arrive jusqu'à nous est, pour commencer, le premier de ses enjeux, partant de ses charmes.
Enfin de l'air frais. »
Éric Dussert, in L'Alamblog, 19 déc. 2014. Lire l'article complet

L'Oiseau, récit physique, de Christophe Macquet. 82 photographies couleur. 88 p. Le Grand Os, nov. 2014. 
 

23 sept. 2014

L'oiseau : récit physique / Christophe Macquet




titre : L'oiseau : récit physique
auteur : Christophe Macquet 


82 photographies couleurs 

88 pages / 26 x 20 cm / cousu sous couverture cartonnée / pelliculage mat
pages intérieures : papier couché demi-mat 150 gr.
isbn 978-2-912528-20-9 / éditions le grand os / hors collection 

Tirage limité à 100 exemplaires numérotés 

parution : 14 novembre 2014  

32 (+ 1,50 € frais de port) 


ACHETER 


Un livre "muet" – autrement dit : sans texte – constitué de 82 photographies couleurs réalisées en différents endroits du monde, principalement en Amérique du Sud, entre 2005 et 2012. 
  


4e de couverture 
 


Revue de presse 

Christophe Macquet procède non pas en photographe aguerri, mais en phénoménologue, son adhésion native au monde est celle d’une « conscience qui rajeunit tout » (Bachelard). La photographie n’est pas ici lestée de l’histoire du médium – sa « culture », ses écoles, ses tendances – elle est simple actualisation d’un regard singulier porté sur le monde, comme une main posée sur un corps. Elle ne cherche pas à nommer les choses, elle témoigne plutôt de leur champ de force, elle pointe leur tension, leur torsion – elle rêve la matière. 
Xavier Boissel, in D-Fiction - Lire tout l'article 

Aucun texte explicatif, aucun bavardage, aucun caquetage, mais une séquence de photographies brute et délicate sur papier glacé. (...) Posant sur le blanc des pages des empreintes de regard plus que des indices, le photographe nous entraîne dans un voyage à tire-d’aile,  léger, incongru, ou grave. (...) Road-trip, L’Oiseau est aussi de l’ordre d’un mental-trip, comme si chaque chose – aucune hiérarchie entre les humains, les animaux, les végétaux et les matériaux de toutes sortes – était perçue sous l’effet d’un doux hallucinogène. (...) Longue vibration d’images, L’Oiseau invente ainsi un territoire à la fois très concret et imprenable, nimbé de mystère, d’inquiétante étrangeté et de désir de rencontres.
Fabien Ribery, in L'Intervalle, 11/08/2017 - Lire tout l'article  


L'auteur 

Christophe Macquet est né à Boulogne-sur-Mer en 1968. Il poursuit en silence un travail littéraire et photographique inclassable. Il a publié Poids Mouche, en collaboration avec John Vink (Ed. du Mékong, Cambodge, 2006), Cri & CoKbachTchoôl ! (Le Grand Os, 2008, 2012, 2013), Luna Western, Desde Luna Western (Paradiso Ediciones, Argentine, 2011, 2013) et Sélénogrammes de la solitude Avine (Actual Art, Arménie, 2013). Différents livres "muets" de l'écrivain sont parus ou à paraître à travers le monde. Il tient un blog – Obscuresoù il publie certaines de ses créations photographiques. 

14 sept. 2014

Macquet photographe (3) | extraits de L'oiseau


Quelques images extraites de L'oiseau : récit physique, livre de photographies de Christophe Macquet, à paraître dans les tout prochains jours aux éditions Le grand os. Cliquer dessus pour les agrandir.








Mais je bénis aussi Uccello, petit garçon, petit oiseau, petite lumière déchirée, je bénis ton silence si bien planté. À part ces lignes que tu pousses de ta tête comme une frondaison de messages, il ne reste de toi que le silence et le secret de ta robe fermée. Deux ou trois signes dans l’air, quel est l’homme qui prétend vivre plus que ces trois signes, et auquel le long des heures qui le couvrent, songerait-on à demander plus que le silence qui les précède ou qui les suit. Je sens toutes les pierres du monde et le phosphore de l’étendue que mon passage entraîne faire leur chemin à travers moi. Ils forment les mots d’une syllabe noire dans les pacages de mon cerveau. Toi Uccello, tu apprends à n’être qu’une ligne et l’étage élevé d’un secret. 
Antonin Artaud

20 août 2014

A paraître : L'oiseau, de Christophe Macquet


« Souviens-toi du jour où tu crevas la toile et fus pris vivant, fixé sur place dans le vacarme de vacarmes des roues de roues tournant sans tourner, toi dedans, happé toujours par le même moment immobile, répété, répété, et le temps ne faisait qu’un tour, tout tournait en trois sens innombrables, le temps se bouclait à rebours, – et les yeux de chair ne voyaient qu’un rêve, il n’existait que le silence dévorant, les mots étaient des peaux séchées, et le bruit, le oui, le bruit, le non, le hurlement visible et noir de la machine te niait, – le cri silencieux « je suis » que l’os entend, dont la pierre meurt, dont croit mourir ce qui ne fut jamais, – et tu ne renaissais à chaque instant que pour être nié par le grand cercle sans bornes, tout pur, tout centre, pur sauf toi. » 
René Daumal, Mémorables 

« Car l’Oiseau ne connaissait pas la joie de se limiter à l’individu ; il ne demeurait point en un seul endroit : il voulait planer, dans son vol, au-dessus de tous les endroits. Et les formes des attitudes de Selvaggia furent jetées au creuset des formes, avec tous les mouvements des bêtes, et les lignes des plantes et des pierres, et les rais de la lumière, et les ondulations des vapeurs terrestres et des vagues de la mer. Et sans se souvenir de Selvaggia, Ucello paraissait demeurer éternellement penché sur le creuset des formes. »
Marcel Schwob, Vies imaginaires 


 


Dans un peu plus d'un mois paraîtra L'oiseau : récit physique de Christophe Macquet, un livre "muet" – autrement dit : sans texte – constitué de 82 photographies couleurs réalisées en différents endroits du monde, principalement en Amérique du Sud, entre 2005 et 2012. 

Imprimé à 100 exemplaires seulement, tous numérotés, sur papier couché demi-mat 150 g, sous couverture cartonnée, pelliculage mat, format à l'italienne 26 x 20 cm. 

En attendant le plaisir d'avoir le livre entre les mains et les images sous les yeux, on patientera avec ces quelques lignes de l'écrivain Xavier Boissel extraites de son article Le silence de l'oiseau consacré aux photographies de Christophe Macquet et paru sur le site D-Fiction :
" (...) il n’est pas question ici d’un « carnet de voyages », de vignettes exotiques prêtes à consommer, bien au contraire ; qu’importent les distances parcourues, l’auteur est un voyageur arrêté ; il semble avoir fait sien l’apophtegme d’Henri Michaux : « On trouve aussi bien sa vérité en regardant quarante-huit heures une quelconque tapisserie de mur ». Il n’est pas, qui plus est, à proprement parler un « photographe ». C’est l’écriture qui mobilise en premier lieu Christophe Macquet depuis plus d’un quart de siècle, avec ses heurts, ses refus, ses disparitions ; la photographie est chez lui une pratique plus récente, mais y voir le signe d’une forme de dilettantisme serait trompeur. Loin d’être périphérique, surplus de toute une énergie verbale, elle en est bien plutôt musicalement (silencieusement) le contrepoint. Ponctuation visuelle, partition qui éclaire à front renversé le cortège des mots qu’il ne cesse de remâcher, ce cratère de la langue au bord duquel il se tient, en équilibre précaire, depuis l’enfance ; peut-être est-elle aussi une autre manière de ne pas écrire, de se déployer avec violence « contre l’écriture », sans toutefois signifier qu’elle viendrait divertir un manque, effacer l’éventuel échec d’une entreprise scripturaire. (...) Christophe Macquet est avant tout un poète, et c’est à l’évidence en cette qualité qu’il a abordé le medium photographique. Il prend des photographies comme il creuse des phrases. Le monde est un abcès qu’il faut crever, une sanie en attente d’une hypothétique suture qui le rendrait enfin tel qu’en lui-même, dans sa beauté primitive et brutale : des mots – et des images. Le registre du visible, tel qu’il s’exhibe dans ces photographies est celui de la blessure, qui rattache. L’œil de l’opérateur caresse la chair du monde : œil-attouchement, qui cicatrise et qui embaume. "
Xavier Boissel - Lire l'article complet

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Christophe Macquet est né à Boulogne-sur-Mer en 1968. Il poursuit en silence un travail littéraire et photographique inclassable. Il a publié Poids Mouche, en collaboration avec John Vink (Ed. du Mékong, Cambodge, 2006), Cri & CoKbachTchoôl ! (Le Grand Os, 2008, 2012, 2013), Luna Western, Desde Luna Western (Paradiso Ediciones, Argentine, 2011, 2013) et Sélénogrammes de la solitude Avine (Actual Art, Arménie, 2013). 
Il tient un blog – Obscuresoù il publie certaines de ses créations photographiques.