28 sept. 2011

Nanodrame 1 / Jean-François Magre


À propos des Nanonodrames. 
Le texte s’invite sur des supports (livre récupéré dans une décharge, photos personnelles ou trouvées…) et en détourne la perception. C’est une légende qui quitte sa place assignée en bas de page pour pénétrer le cadre. Une nouvelle image naît de cette réaction chimique. / J.-F. M. 

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Avec ce premier Nanodrame, Jean-François Magre, écrivain et étonnant récupérateur d'images et de mots (voir son blog), nous livre le premier volet d'une chronique textes-images qu'il tiendra ici au fil des prochaines semaines. D'autres inventeurs, imagineurs et texticuleurs de mouches viendront à sa suite polluer allègrement ce site pour en faire, aussi, un lieu de création polycéphale et multi-indisciplinaire.

Voir tous les Nanodrames 


25 sept. 2011

Avis de décès


Festival les Perforeilles
2009 - 2011
R.I.P. 

De même que, pour se faire un nom, chacun s'emploie à devancer les autres, de même, dans ses commencements, l'homme dut connaître l'envie confuse d'éclipser les bêtes, de s'affirmer à leurs dépens, de briller coûte que coûte.
E. M. Cioran
  

18 sept. 2011

Peintures de León Díaz-Ronda (1)





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León Díaz-Ronda expose ses peintures récentes 
au Prieuré du Bourget du Lac en Savoie  
du 26 septembre au 11 octobre 2011
Exposition organisée par la galerie Chantal Melanson

Prieuré du Bourget du Lac
route de Chambéry, 73370 Le Bourget du Lac, France, tél 06 70 00 29 99
   

Voir d'autres images de l'artiste : Peintures de León Diaz Ronda (2)
  

5 sept. 2011

Homme-viande



Après L'homme de merde de Tarkos (voir message précédent) positivons un peu avec Homem carne (l'homme-viande) une video de l'Uruguayen Diego de los Campos. En attendant d'autres images animées de cet artiste dont les œuvres graphiques et les livres d'artistes sont diffusés par Le grand os. 

7 août 2011

Tarkos et Le grand os (1)


"un tournevis dans Nioques 8"

Nioques n°8 (1994)
1994. Le grand os ne s'appelle pas encore Le grand os. Nous préparons mollement le numéro 4 de la revue hélice, devinant sans doute qu'il restera définitivement dans les cartons. Fin du Tournevisme. Nous entendons parler de Christophe Tarkos pour la première fois, en découvrant ses Carrés dans le numéro 8 de la revue Nioques, alors publiée par les éditions La Sétérée.  Adhésion immédiate, fraternité et… grosse claque : on peut donc être assez fou et libre d'écrire ça, comme ça ?!  
"Dans ce cas, essayer avec un petit tournevis. Si cela ne marche pas, essayer avec des clés. Si ça ne marche pas, avec un stylo. Si cela ne marchait pas, essayer avec le petit tournevis et les clés, puis avec le petit tournevis, les clés et le stylo, en même temps. Si cela ne suffisait pas, utiliser les doigts, mettre les ongles, en y glissant le bout des doigts des deux mains, et en appuyant avec les paumes des mains, et en tirant sur les ongles, et en forçant sur les bras, si cela ne marche pas, il faut frapper avec les poings, si cela ne suffit pas, il faut appuyer le dos en poussant sur les pieds calés, et appuyer les épaules et les hanches en poussant sur les bras calés, si cela n'était pas suffisant, cogner les phalanges des doigts, les coudes, et les genoux, et frapper avec le front (…)" (extrait de Carré 70110663339847949329934337).


le grand Tarkos  

1997. Création des éditions Le grand os. Recherche de photographes et d'écrivains. Nous n'avons pas oublié Christophe Tarkos et ses Carrés. Oui, publié par les éditions Al Dante, est alors en librairie. Par l'intermédiaire de son éditeur, Laurent Cauwet, Le grand os envoie timidement une lettre un peu protocolaire à l'auteur de Processe, l'invitant à participer à "l'alimentation en moelle du Grand Os, soit dans un livre futur en association avec un photographe, soit dans la revue que nous comptons créer…" (celle-ci ne verra le jour que dix ans plus tard et malheureusement sans Tarkos, décédé en 2004). Réponse de l'intéressé : "… D'accord pour le tournevisme. Je suis partant. Pour le Grand Os. Pour la revue et les photographies. Pour Agen et Toulouse. Un merci pour le nymphea et l'el Desengaño. Va falloir maintenant concocter. Dans l'impatience de voir l'hélice. Amitiés. Tarkos". Échange de courriers. "Je donnerai du texte. Vous me direz la taille, l'endroit, la mesure, la date, le cadre." Projet de livre. Le grand os envoie les numéros de hélice et des propositions de photographies. Christophe envoie des textes. "Les photos que j'ai reçues sont très belles elles vont bien avec mon écrit je crois que je vois."  "Voici L'argent et toto pour faire d'autres textes j'aimais bien Le pot voilà d'autres, L'argent on peut le monter et le couper comme on veut." Première rencontre à Paris à la galerie de Jacques Donguy, où Tarkos nous a donné rendez-vous.

page intérieure de La valeur sublime, éd. le grand os, 1998

la valeur sublime 

La valeur sublime (couv.)
1998. Le texte Le pot est d'abord pressenti en accompagnement de la série des Paysages recomposés du photographe Xavier Bénony. Ce sera finalement La valeur sublime (que Tarkos nomme L'argent dans ses lettres) et la série Animals du photographe américain Larry Gianettino (1956-2002). (Les paysages de Bénony seront publiés l'année suivante avec un texte de Jean-Luc Parant dans le livre Neuf paysages neufs). Le texte de Tarkos, qui donne son titre à l'ouvrage, a été "retaillé" par nos soins avec la bénédiction, voire les encouragements, de l'auteur (sur la dernière page du manuscrit qu'il nous a envoyé, il a ajouté à la main : "jeu : choisir des phrases de ce texte pour faire un texte"). La valeur sublime, texte de Christophe Tarkos, photographies de Larry Gianettino, troisième titre de la collection du grand os, est publié à 300 exemplaires numérotés, les douze images sont des tirages photos en couleurs, collés manuellement dans les pages de l'ouvrage. 


the man of shit

La sortie du livre, en mai 1998, coïncide avec une exposition de Larry Gianettino dans une galerie d'art, rue Quincampoix à Paris. Le photographe et son galeriste (français) de New-York ont fait le voyage et sont donc présents lors du vernissage. L'équipe du grand os est également là au complet, ainsi que Tarkos, qui a proposé de faire une "lecture" (nous ne savons rien alors des performances et des improvisations du poète). C'est en pleine rue, devant la galerie, que Tarkos décide de dire ses, ou plutôt, son texte. Ni livre ni papier à la main. On le suit dehors. Le galeriste new-yorkais propose à Gianettino, qui ne comprend pas un mot de français, de lui servir de traducteur simultané. Au milieu des badauds de la rue piétonne, de quelques clochards avinés et de notre petit cercle mondain, Tarkos démarre : "Le bonhomme de merde". Son visage s'est métamorphosé, son regard intense semble tous nous traverser, exactement comme si nous n'étions pas là, traverser les convenances, les poses, les façades, la ville entière… Lui est là et bien là, on ne voit que lui ou plutôt on ne voit que son homme de merde ! J'entends le galeriste chuchoter à l'oreille du photographe : "The man of shit". Le texte suit, tendu, simple, violent, brut, tragique et tellement drôle.  Mais pas un sourire sur le visage de l'improvisateur, pas l'ombre d'une inflexion ironique dans sa voix, pas le moindre effet laissant entrevoir une recherche de complicité ou de connivence avec l'auditoire. Le texte, seul, et totalement incarné. A rire ou à pleurer ? Lard ou cochon ? Débrouillez-vous ! Le traducteur simultané, lui se décompose à mesure qu'il devient de plus en plus évident que the shit sera l'unique composante physique et psychique de notre man, mais stoïque, comme un automate, il enchaîne : "I've met a man of shit…" A part lui et Tarkos, on entendrait voler une mouche (à merde ?)… On n'en croit pas ses yeux, ses oreilles, sa cervelle… On ne sait pas si éclater de rire, disparaître sous terre ou simplement se laisser aller à une expérience inconnue, au flux verbal d'une matière qui paradoxalement et en même temps vous désigne et vous nettoie de tout ornement chichiteux ! "And all his thoughts, it was shit…" Il y a des beignes qu'on est heureux d'avoir reçues… Merci à toi, Tarkos, pour celles que tu nous as mises

Ana Tot


 L'homme de merde - Je gonfle, extrait du CD Expressif, le petit bidon (éd. Cactus, 1996)

26 juil. 2011

Le vit / livre-objet



Le vit
  
un livre d'artiste de Carolina Guillermet
(peintures, collages, tissu…) 
texte autographe de Aurelio Diaz Ronda

création : 2007-2009

sixième titre de la collection Huesitos

format : 9 x 12 cm
- 20 pages en accordéon

6 exemplaires, tous différents, numérotés et
signés par les auteurs
 

30 juin 2011

Fête du livre / Lautrec / 9-10 juillet


le grand os fera le voyage toulouse-lautrec
pour la fête du livre et de ses métiers 
les samedi 9 et dimanche 10 juillet 2011  
tél : 05 63 70 83 30

lautrec est dans le tarn 
et les rencontres sont organisées 
par l'association du bout des doigts 
tél : 06 60 73 72 31

27 juin 2011

Pasina & cie à la Chapelle / images


Le 16 mai 2011 à la Chapelle, Toulouse, dans le cadre de La Relâche, Pasina & cie  présentait de longs extraits du spectacle Cent têtes etc. Entre danse, théâtre, performance et récital.

Maîtresse de cérémonie : Valeria Pasina. Textes : Ana Tot. 
Intervenants : Alfonsina, Aurelio, Émilie, Jérôme, Valeria et Ximena. 

Photographies de Marc Leal

cliquer sur les images pour les agrandir 










D'autres images du spectacle sur la page de Pasina & cie

23 juin 2011

À propos de LGO 4 (3)


Une chronique d'Alain Helissen, sur le site Poezibao, revient sur le n°4 de LGO. 
L'occasion de rappeler qu'une revue a besoin d'acheteurs pour continuer à paraître…


17 juin 2011

Images de Pasina & cie à St Antonin Noble Val


Une performance de Pasina & cie le 8 mai 2011 sur la place de la Mairie de Saint-Antonin Noble Val dans le Tarn-et-Garonne, dans le cadre du festival de livres d'artistes "Sous couverture". 

Maîtresse de cérémonie : Valeria Pasina. Textes : Ana Tot. 
Intervenants : Alfonsina, Aurelio, Colin, Émilie, Jérôme, Valeria, Ximena, et les enfants Paloma, Loïck et Milo. 

Photographies de Steven Adkins
  









D'autres images du spectacle sur la page de Pasina & cie.


10 juin 2011

Cri & co en compagnie des barbares


Lecture burlesque et cacophonique pour deux comédiens et un gong de Cri & co de Christophe Macquet (Le grand os, 2008) mercredi 15 juin à 19h30 au Théâtre du Pont Neuf (TPN) à Toulouse par la compagnie de théâtre En compagnie des barbares

Distribution :
Monsieur et Madam’Dupont : M. Lallement et K. Monneau
Musique : Le Gong, les Dupont et N. Asmani
Durée : 30 mn

En première partie, la compagnie présentera Les notes de l'oreiller, une lecture érotique et musicale de textes de tous horizons (romans japonais, Kamâ Sûtra, traités d’amour chinois, textes de Duras, Cavafis, Wilde…).

Dans le cadre du festival Les mots de juin au TPN de Toulouse. 


auboeu nouvell’ 

un fou tout seul pendant des heur’s
dans unoeu rue doeu renn’s : 

monsieur dupont
madam’ dupont
monsieur dupont
madam’ brigitt’ dupont 

monsieur dupont
madam’ dupont
monsieur dupont
madam’ brigitt’ dupont 

monsieur dupont
madam’ dupont
monsieur dupont
madam’ brigitt’ dupont 

  
Christophe Macquet 
(extrait de Cri & co) 

3 juin 2011

Nous-mêmes / livre-objet









Nous-mêmes
  
un livre d'artiste de Valeria Pasina
(peintures, collages, objets…) 
sur un texte de Ana Tot

création : février 2010

vingt-quatrième ouvrage de la collection Ronda Pasina
format : 17 x 25 cm - 10 pages - en accordéon

exemplaire unique (collection publique)

2 juin 2011

Bendito veneno / livre d'artiste




Bendito veneno

un livre d'artiste de Diego de los Campos 
(peintures, dessins et textes) 

création : septembre 2008 

format : 15 x 21 cm - 22 pages
couverture cousue, ornée d'une gravure sur bois
 

exemplaire unique 


Feuilleter le livre complet sur ce lien 


22 mai 2011

Images des Perforeilles 2011 (2) / Pasina & cie

Retour sur la troisième édition du festival Les Perforeilles. Cette deuxième série de photographies prises lors de la soirée du vendredi 11 mars 2011 au théâtre Le Hangar à Toulouse revient sur l'intervention de Pasina & cie : "Tout a une fin…". 

Cliquer sur les images pour les agrandir.

Tout a une fin…

…sauf le saucisson…

…qui en a deux (proverbe danois)

Pendule

Reductio…

…ou le principe…

…d'incertitude
 

Trame

Les choses

D'abord ensuite alors

Psycho et Scato

Invalide

L'amer intérieur (Luca l'irascible)


Photographies de Maëlle Chastanet. 

VOIR LA VIDEO DE LA PERFORMANCE